L’histoire du groaning cake

Parce que je suis une ritualiste et que je prends plaisir à la pleine conscience, aux célébrations et aux petites attentions, quand je suis tombée sur cette tradition du “Groaning cake” je n’ai pu qu’être émue. Émue aux larmes devant l’acte de cuisiner un gâteau pour une femme en plein enfantement. C’est un acte d’amour. Depuis, je cuisine ma version de ce gâteau chaque fois que je rends visite à une nouvelle mère en postpartum!

Groaning cake pourrait être traduit par gâteau du post-partum. Groaning faisant référence au moment de l’enfantement jusqu’à la fin de la période de confinement, ce qui lui a valu son nom. Sa confection semble issue d’une tradition originaire du Royaume-Uni. Chaque région du monde a ses rituels et ses recettes pour le postnatal qui lui sont propres et je trouve fascinant de nous ouvrir à cet éventail de façons d’honorer le rite de passage de la maternité. Malheureusement beaucoup de ces rituels se perdent au fil du temps… Ami McKay partage cette tradition dans sa nouvelle The Birth House et c’est -je crois- ce qui a permis de nous la faire connaître.

Donc, ce fameux Groaning cake, à l’origine, était préparé par la femme enceinte au début du travail et lui servait à se mobiliser, se changer les idées et mieux supporter l’attente des premières heures. Après la naissance, ce gâteau était servi à la mère en premier pour l’aider à reprendre des forces puis à tous ceux présents à l’accouchement. On dit aussi que les odeurs qui émanaient lors de la cuisson du gâteau aidaient les femmes qui accouchaient. Je n’ai pas de peine à le croire! Il y a quelque chose de profondément rassurant, réconfortant dans l’odeur des épices qui embaument la maison. C’est une odeur “maternante”. Alors, la femme qui se laisse bercer par les effluves peut se sentir portée par cette belle énergie. Je l’ai vécu assez souvent en cuisinant à domicile pour de nouvelles mamans. Les odeurs en cuisine ont un fort pouvoir thérapeutique.

Une recette similaire à celle plus bas circule un peu partout sur le web. Je l’ai adaptée légèrement pour qu’elle contienne moins de sucre raffiné et soit vegan. C’est chaque fois un grand succès!

Recette

1 ½ tasse de farine
1 tasse d’avoine cuisson rapide
½ c. à thé de cannelle
¼ c. à thé de gingembre
¼ c. à thé de clou de girofle
½ c. à thé de muscade
2 c. à thé de poudre à pâte
2 c. à table de graines de lin moulues
6 c. à table d’eau
½ tasse d’huile végétale
1 tasse de sucre de canne
1 c. à thé d’extrait de vanille
Le jus d’une orange pressée
1 c. à thé de zeste d’orange
¼ de tasse de mélasse noire
1 petite pomme épluchée et râpée
1 petite carotte épluchée et râpée

Préchauffer le four à 350°F. Huiler un moule à pain 9×13.

Dans un grand bol, mélanger les ingrédients secs ensemble (les 7 premiers). Dans un ramequin, mélanger les graines de lin et l’eau. Laisser gonfler. Dans un autre bol, mélanger l’huile, le sucre, la vanille, le zeste et le jus d’une orange et la mélasse. Ajouter le mélange de graines de lin et mélanger. Lorsque le mélange est homogène, l’ajouter aux ingrédients secs. Ajouter la pomme et la carotte râpées et remuer à nouveau. Verser dans le moule.

*Si la pâte est un peu trop épaisse, un tout petit peu plus de jus d’orange ou même de lait végétal pourrait aider à la délier.

Cuire au four pendant environ 50 minutes. Laisser refroidir avant de démouler.