Accompagnante à la naissance - Doula postnatale... Qui fait quoi?

Accompagnante à la naissance – Doula Postnatale

Accompagnante à la naissance et doula postnatale sont des termes que l’on voit de plus en plus passer sur les différents réseaux sociaux. Cette tendance à la hausse qu’ont les femmes à s’offrir ces accompagnements démontre ce besoin de se réapproprier la grossesse, l’accouchement et tout ce qui tourne autour du postpartum.  Le métier d’accompagnante à la naissance et de doula postnatale sont souvent confondus dû à leurs nombreux points en commun, c’est-à-dire: une grande passion pour la femme, la maternité, la périnatalité, l’accouchement, etc. Elles sont toutes les deux motivées à réenchanter la maternité en redonnant confiance à la maman ou à la future maman en son corps, son esprit, ses réflexes primitifs et son intuition.

Malgré leurs grandes similitudes dans leurs valeurs et leurs passions, elles ont chacunes leur champs d’expertise bien distincts. L’article qui suit tente de démystifier leurs rôles respectifs mais aussi comment elles peuvent se compléter.

ACCOMPAGNANTE À LA NAISSANCE:
L’accompagnante à la naissance fourni un support physique et émotionnel, avant, pendant et après l’accouchement, à la mère et à son(sa) conjoint(e). Les accompagnantes à la naissance sont des professionnelles formées en périnatalité. Elles sont toutes différentes et offrent des services à leur couleur. Il s’agit de bien choisir la vôtre en évaluant vos besoins, vos désirs et vos valeurs.

Support en prénatal

Pendant la grossesse, l’accompagnante propose différents services d’éducation à la future famille, sous forme d’aide à la préparation de plans de naissance, discussion des droits de la femme en travail, animation de cours prénataux, rencontres préparatoires privées, etc. Cela peut aider les couples à comprendre les interventions médicales en salle d’accouchement, en savoir plus sur les mesures naturelles de gestion de la douleur, prendre confiance en eux et en leurs capacités parentales, se préparer à la période postpartum en discutant allaitement, sommeil, récupération et soins au nouveau-né, par exemple.

Le rôle de l’accompagnante pendant l’accouchement

Pendant l’accouchement, l’accompagnante est une solide présence rassurante qui a à coeur les intérêts de ses clients. Elle n’est pas une professionnelle de la santé et ne doit donc de comptes à personnes, sauf à vous, la personne l’ayant engagée. Son support au moment de la naissance peut inclure des massages, des points de pression, différentes techniques avec rebozo, de l’aide au moment de changer de position, des exercices de respiration, guider le(la) conjoint(e) dans l’aide à apporter, donner à boire et à manger, expliquer les interventions proposées, etc. Elle s’assure aussi de créer une bulle de protection autour de ses clients pour leur permettre de connecter et de vivre ce moment intense avec le moins d’interruptions possible. Elle est présente tout au long de l’accouchement, tout en restant discrète, douce, rassurante, encourageante, compréhensive. Par-dessus tout ça, elle se fait aussi un devoir d’encourager les parents à poser des questions, elle leur rappelle certains désirs qu’ils avaient émis avant l’accouchement, elle facilite la communication entre les parents et le personnel médical, elle supporte et respecte la femme en travail dans son droit de prendre des décisions par rapport à son corps et son bébé.

Support en postpartum

L’accompagnante à la naissance propose souvent une rencontre postnatale rapidement après l’accouchement pour vous rassurer, répondre à vos questions, vous aider avec l’allaitement et les soins au nouveau-né. Parfois, leur support peut se prolonger dans le temps.

En tout temps, le rôle d’une accompagnante est de rester neutre et de proposer toutes les alternatives possibles pour vous permettre de faire des choix éclairés. Son travail est de vous mettre en confiance, vous informer et faire en sorte que vous vous appropriez complètement cette expérience d’enfantement, qui est la vôtre.

DOULA POSTNATALE:

La doula postnatale est une professionnelle passionnée de périnatalité, qui offre un service pendant la période postpartum, donc après la naissance. À noter qu’elle ne fait pas partie des professionnelles de la santé. Son accompagnement peut commencer avant la naissance de bébé mais s’installe réellement post-accouchement, selon le forfait que vous aurez choisi. Comme les accompagnantes, les doulas postnatales sont toutes différentes, elles offrent chacune un service personnalisé selon leurs couleurs.

Rencontre préparatoire avant l’accouchement

La préparation est la clé pour s’assurer de passer en douceur au travers cette période intense de la maternité. C’est pourquoi la doula propose généralement une rencontre de préparation avant l’accouchement. Dans cette rencontre, la doula s’assure que vous possédiez un bon système de support. Si ce n’est pas le cas, elle vous propose plusieurs organismes près de chez vous, dont ses propres services de doula postnatale. Elle donne aussi plusieurs guides d’informations et de préparations sur différents sujets comme l’allaitement, le sommeil de bébé, les soins naturels post-accouchement, etc. Avant toute chose, elle offre une oreille attentive à vos peurs et craintes que ce soit pour l’accouchement ou tout l’inconnu qu’amène la venue d’un enfant dans une vie. Ses mots d’ordres sont : Écouter, Rassurer, Épauler, Guider.

Le rôle de la doula en postnatal

Après l’accouchement, la doula postnatale vous propose différents forfaits modulables selon vos besoins / désirs. Bien souvent, elle se déplace pour un minimum de 2 ou 3h. Son rôle est de vous offrir du soutien émotionnel et physique pour vous permettre de créer une meilleure connexion avec bébé et favoriser une meilleure guérison post-accouchement. Les services offerts varient d’une doula à l’autre, en général elles offrent de cuisiner quelques repas adaptés aux besoins de la nouvelle maman. Elle s’informent de vos goûts, intolérances, allergies et adaptera ses recettes. Pendant ce temps, elle sera aussi disponible pour vous écouter, que ce soit pour parler de votre accouchement, ou de certaines craintes, peurs, émotions que vous ressentez. Sa présence se veut rassurante et épaulante. Elle veille à bien vous outiller pour que vous preniez confiance en vos capacités, découvrez votre force intérieure et connectez à votre instinct maternel.

Souvent la doula postnatale éprouve une grande passion quant aux soins naturels et rituels traditionnels qui favorisent la guérison physique et psychique. C’est pourquoi tisanes ayurvédiques, bains de plantes médicinales, sauna vaginal, massages, soins de fermeture et bandages du ventre sont au rendez-vous. C’est ce qui la différencie d’un service de relevailles classique. Elle rend sa pratique unique en créant une ambiance chaleureuse, sacrée, dans le domicile de ses clients.

Elle offre aussi parfois de s’occuper des autres enfants de la famille ou du nouveau-né pour vous permettre de souffler un peu, de faire quelques tâches ménagères légères et s’assure que tout ce que vous avez besoin à portée de main, pour vous encourager à rester en lune de miel avec bébé.

Alors voilà ce qui complète cet article sur les distinctions entre le métier d’accompagnante à la naissance et celui de doula postnatale. Elles ont chacunes leurs spécialités, ce qui fait en sorte qu’elles ont toutes les deux leur place dans l’accompagnement d’une femme de la grossesse au postpartum. Le plus important à retenir est que, que vous choisissiez une ou l’autre, il est important de choisir une personne avec laquelle vous vous sentez bien. Il faut vraiment que vous ayez un coup de coeur pour votre accompagnante, votre doula!

Article écrit par Katherine Labbé-Thiboutot
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Je suis la doula qui ne veut pas prendre ton bébé

Je suis la doula qui ne veut pas prendre ton bébé

Je suis la doula qui s’invite chez toi en postpartum pour te préparer un bain chaud aux herbes et te frotter le dos pendant que tu y es plongée.

Je suis la doula qui te concocte le meilleur chaï du monde et qui te brosse les cheveux pendant que tu le dégustes.

Je suis la doula qui te masse les pieds à l’huile chaude pendant que tu me racontes combien tes journées sont dures.

Je suis la doula qui ne veut pas prendre les bébés. Il est beau ton bébé, là. Pas de soucis. Pis j’adoooore les enfants, on va se le dire, mais je préfère que ton nouveau-né soit sur toi, dans tes bras. J’ai pas envie de le cajoler, de plonger mon regard dans le sien et de vous voler ces instants. Même quelques secondes… elles ne m’appartiennent pas. Ces instants sont tellement tellement tellement fugaces. En plein dedans, le postpartum, on a l’impression que ça ne finira jamais. Les journées sont longues. Puis, vient un temps où l’odeur de la tête de notre nouveau-né n’est qu’un vague souvenir. J’ai pas envie d’être une voleuse de moments. Votre proximité est importante pour la création du lien d’attachement entre vous deux. Garde-le dans tes bras ton bébé.

Si je te dis tout ça c’est que je sais que tu vas vouloir un break à un moment où à un autre. Et je le comprends très bien. Il y a des doulas qui seront là pour toi à ce moment là, qui viendront te donner un coup de main au quotidien, te relayer avec bébé pendant que tu fais une sieste ou que tu prends une douche. Il y a même des doulas qui pourraient aller chez toi la nuit pour s’occuper de bébé et te permettre de récupérer. Mais je ne suis pas cette doula.

Tu as beaucoup d’apprentissages à faire en tant que nouvelle maman et je ne t’aide pas en faisant les choses à ta place. Materner un bébé ça s’apprend… au fil des essais et des erreurs. C’est en tombant quelques fois que tu arriveras à bien connaître ton enfant et à prendre confiance en tes capacités de parent. Je ne suis pas celle qui fait les choses à ta place.

Je suis la doula qui te propose des rituels de sorcière pour marquer le temps et graver dans ton coeur des sentiments d’amour-propre et de fierté.

Je suis la doula gardienne d’espace, pas gardienne d’enfants. Je protège ta bulle. Je t’aide à placer tes limites.

Je suis la doula qui te pose des questions, beaucoup de questions, pour te materner exactement comme tu le voudrais. Sans rien imposer. Sans rien brusquer. 

Pis oui je peux t’aider avec ton allaitement, le sommeil de ton newborn, les couches lavables pis le portage mais t’es déjà tellement préparée, tellement informée, que mon rôle se résume rarement à celui-là.

Honorée de pouvoir assister à la naissance des mères que j’accompagne, je suis la doula qui te prends par la main et te guide dans la guérison de ton corps et de tes émotions. Je t’enveloppe de mes mots, de mes mains, de mes bandages et de mes rebozos. Je te réchauffe à l’aide de ma cuisine réconfort, restauratrice, ayurvédique. Je te célèbre à l’aide de différentes cérémonies pour te permettre de cheminer gracieusement sur le chemin de la maternité.

Parce que l’intensité de tout ça a besoin d’être neutralisée. Parce que ta grande vulnérabilité a besoin d’être reconnue.

Je suis cette doula là.

Je suis là pour toi.

Camille xx


Maman est fatiguée.

MAMAN EST FATIGUÉE.
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Fatigue chronique, troubles du sommeil, maux de tête, système immunitaire faible, problèmes de digestion, irritabilité, intolérance, impulsivité, pleurs. Facile de croire à de petits symptômes ordinaires post-accouchement. Facile de se dire que ça va passer, que le temps devrait arranger les choses. Mais malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Il pourrait s’agir d’épuisement maternel et c’est beaucoup plus fréquent et sournois qu’on ne le croit. Le burn-out maternel est un syndrome, un ensemble de symptômes issu d’une multitude de facteurs. Difficile à diagnostiquer donc. Et ce n’est pas non plus une dépression postpartum qui est plutôt un trouble envahissant qui nous enlève la joie ou le désir de nous adonner à nos activités ou nos passions. Cela dit, les symptômes de l’un et de l’autre se recoupent…

Un des réflexes naturels d’une nouvelle mère est de mettre ses états d’âme, ses besoins et ses maux de côté pour prendre soin à 200% de son bébé! Mais à force de ne pas écouter son corps et son mental, les problèmes peuvent s’aggraver et prendre de plus en plus de place. Et on ne veut pas ça! Il faut trouver le doux équilibre entre les deux.

Le stress et la demande énergétique importante qu’occasionnent la grossesse, l’accouchement et l’allaitement, combiné au manque de sommeil réparateur et à une alimentation souvent déficiente en nutriments de qualité sont un combo du tonnerre pour que s’installe un épuisement maternel. Par contre, les causes ne sont pas seulement physiologiques! Les nouvelles mères ne reçoivent pas souvent le support pratique et émotif nécessaire à un moment où elles sont ultra vulnérables. Et ça joue pour beaucoup dans la balance.

L’épuisement maternel (ou postnatal) est un sujet qui me tient particulièrement à cœur parce que j’en ai souffert, après la naissance de ma première. J’en parle de plus en plus, c’est important de le faire. À vrai dire, c’est l'une des raisons pour lesquelles je suis devenue doula postnatale et que j’ai développé toute une gamme de services pour prendre soin de la nouvelle maman, comme j’aurais voulu qu’on s’occupe de moi la première fois. Voici donc mes trucs, conseils et solutions pour contrer, vaincre et apprendre à déceler l’épuisement maternel.

Et si ce n’était pas normal?

On va se le dire, la fatigue avec les enfants c’est presque un état permanent. Le beau côté de la chose c’est qu’on se découvre une force inestimée en devenant maman! Le downside, ce qui nous trompe, c’est que nous nous sentons alors invincibles et nous poussons à l’extrême notre corps pendant ces premières semaines, ces premiers mois, ces premières années (oui oui, un épuisement maternel peut survenir longtemps après un accouchement). Cette fatigue de nouveaux parents n’est pas supposée être dramatique par contre. Ce qui n’est pas normal et ce qui devient dangereux pour la santé de la mère c’est le fait d’être fatiguée d’être fatiguée, d’être fatiguée au réveil, de ne plus avoir d’énergie ou même l’envie de prendre soin de soi. Cette fatigue incroyable qu’on traîne de jour en jour ne disparaîtra pas par enchantement. C’est un burn-out et il faut prendre des mesures pour alléger son quotidien et se remettre sur pieds. Si c’était un épuisement professionnel, un congé maladie serait probablement envisageable. Prendre congé des enfants est un peu plus difficile… et ce ne serait sans doute pas la bonne solution!

Que peut-on faire concrètement pour éviter l’épuisement et en guérir?

On aurait tout intérêt à ralentir après l’accouchement et à nous respecter dans notre processus de guérison. Mais il y a une pression sociale qui pèse sur nos épaules (et qu’on s’inflige nous-même) de redevenir actives rapidement et d’être des mères parfaites...

Pour éviter l’épuisement, une panoplie d’actions peuvent être entreprises. Au minimum, s’assurer d’avoir une alimentation optimale tout au long de la grossesse AINSI QUE pendant le 4e trimestre. Manger des aliments entiers, riches en nutriments, peu ou pas transformés, de saison, biologiques, des fruits et des légumes en quantité, de bonnes sources de vert (algues, pousses, germinations, légumes verts feuillus), de bonnes sources de gras (huiles vierges de première pression, noix et graines, avocats, ghee (beurre clarifié)) et des sources de probiotiques (yogourt, kimchi, choucroute, miso, etc.). Les suppléments peuvent aider à donner au corps les macro et micro-nutriments nécessaires à la gestation et à la lactation. Idéalement, on devrait aussi s’assurer de maintenir nos niveaux de stress au plus bas. Le stress vécu par la mère peut avoir des répercussions sur la grossesse, sur l’allaitement et sur la récupération de la mère. Ce n’est certainement pas à prendre à la légère. Finalement, bien s’entourer pour les premières semaines post-accouchement est un incontournable. Il faut nous éloigner de l’idée malsaine que nous pouvons tout faire toutes seules. Demande de l’aide et accepte toute l’aide qui t'es offerte!

Si ce n’est pas déjà fait, je t'invite à télécharger GRATUITEMENT mon plan pour le postnatal. Il t'amènera à définir exactement quelles mesures tu mettras en place pour éviter l’épuisement maternel, entre-autres.

Tu as lu jusqu’ici et tu t’es retrouvée dans les descriptions ou tu l’as vécu et tu veux absolument éviter de répéter l’expérience? Pour se guérir d’un épuisement, pas de pilule magique. Toutefois, prendre conscience de la problématique est déjà un bon point de départ. Pour renverser la vapeur et améliorer ton niveau d’énergie, pense à : bien nourrir et hydrater tes cellules, user de thérapies restauratives (yoga restaurateur, méditation consciente, techniques ayurvédiques, acupuncture, etc.), dormir plus (hello les siestes) et de doux exercices quelques semaines après l’accouchement, quand ton corps est prêt - souvent plus tard qu'on pense (marche, natation, vélo, yoga, pilates).

Finalement, souviens-toi que les mots d’ordre du 4e trimestre sont : MÉNAGE-TOI, ENTOURE-TOI, ÉCOUTE-TOI! Ce sera déterminant pour la suite. Profite pleinement de cette courte période pour te découvrir dans ton nouveau rôle de mère et connecter avec bébé. Essaie aussi d’éviter la comparaison avec les standards embellis que nous présentent les réseaux sociaux et qui nous mettent de la pression. Il n’est pas garanti que l’épuisement maternel ne frappera pas plus tard, il faudra rester alerte! Mais, au moins, les balises seront mises afin de l’éloigner le plus possible.

 

 

 

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Nettoyer son nez avec de l'eau salée... pas juste pour les bébés!

NETTOYER SON NEZ AVEC DE L'EAU SALÉE...
PAS JUSTE POUR LES BÉBÉS!

J’épure régulièrement ma maison du trop plein de matériel. Ça me fait tellement de bien! Mon rêve est de devenir vraiment minimaliste et d’habiter dans quelque chose de tout tout petit. Je n’aurais aucune difficulté à me débarrasser de toutes mes choses. Une que je voudrais absolument garder est mon pot Neti!

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QU’EST-CE QUE LE POT NETI?

C’est un récipient avec un bec verseur qui ressemble à un petit arrosoir. On le remplit d’eau salée un peu chaude pour faire un lavage des voies nasales. Il peut être en céramique ou en plastique, avec poignée ou sans. On l’utilise pour le lavage du nez, l’irrigation des sinus et l’élimination du mucus.

En Ayurvéda, on appelle ce rituel jala neti (en sanskrit, jala veut dire eau et neti veut dire nettoyage du nez). C’est une technique de yoga utilisée quotidiennement pour nettoyer et purifier les cavités nasales.

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POURQUOI FAIRE JALA NETI?

Pour humidifier le nez et les muqueuses
Pour dégager les sinus
Pour soulager les maux de tête
Pour respirer mieux
Pour soulager les symptômes liés au rhume ou aux allergies
Pour calmer les inflammations des sinus
Pour diminuer les ronflements la nuit
Pour apporter de la clarté et concentration
Pour aider à arrêter de fumer
Pour améliorer certaines conditions (infection de l’oreille, acouphène, etc.)

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MERVEILLEUX PENDANT LA GROSSESSE

Pendant la grossesse, beaucoup de femmes vivent un gonflement des muqueuses nasales et/ou une augmentation de la production de mucus. Avoir toujours le nez un peu plein sans être malade pour autant… c’est franchement désagréable! En nettoyant son nez régulièrement de cette façon, le problème est contrôlé voir éradiqué.

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COMMENT FAIRE JALA NETI? 

Avant d’utiliser son pot neti, il convient de très bien le nettoyer avec de l’eau très chaude et un savon doux. Bien rincer. 

Ensuite, dissoudre 1/4 de c. à thé de sel fin non-iodé dans 1 tasse d’eau tiède-chaude. Le sel doit complètement se dissoudre dans l’eau et l’eau ne doit pas être froide (mais pas trop chaude non plus!). L’eau devrait être distillée, stérile ou bouillie / refroidie.

Lorsque le nez est très sec ou lorsqu’on utilise souvent le pot neti, il est intéressant d’ajouter une goutte d’huile végétale au mélange pour son effet calmant et adoucissant.

Placez-vous au dessus d’un lavabo ou d’un bol. Pour nettoyer le nez, il suffit d’insérer l’embout du pot net dans la narine surélevée en ayant la tête penchée légèrement sur le côté pour laisser couler doucement l’eau dans la narine (comme sur la photo). Ouvrez la bouche pour respirer! L'eau, après quelques instants, ressortira par l’autre narine. C’est normal et voulu! Lorsque le pot Neti est à moitié vide, souffler doucement par les deux narines en même temps pour évacuer l’eau, le mucus et les impuretés. Attention de ne pas souffler trop fort car cela va créer trop de pression dans vos cavités nasales. Recommencez de l’autre côté. Asséchez délicatement le nez avec un linge doux. 

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CONTRE-INDICATIONS

Si vous avez une contre-indication médicale (maladie, déviation du nez, etc.) mieux vaut demander l’avis d’un médecin avant d’utiliser cette technique. Autrement, si c’est fait de la bonne façon, c’est très sécuritaire.

Et vous, l'utilisez-vous?

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OUI au clampage tardif du cordon ombilical!

OUI AU CLAMPAGE TARDIF DU CORDON OMBILICAL!...

Avec mon travail en postnatal, je finis par m'ennuyer des femmes enceintes... Alors, aujourd'hui, j'écris pour toutes les belles bedaines qui désirent s'informer un peu mieux!

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Qu'est-ce que le clampage tardif du cordon ombilical?

Après l'accouchement, les équipes médicales sont généralement pressées que la coupe du cordon soit faite pour pouvoir continuer avec leurs protocoles. Retarder ce clampage (l'acte de poser les clampes qui arrêtent la circulation du sang) et la coupe du cordon (sectionner le cordon ombilical entre les deux clampes) permet au sang (globules rouges, globules blancs, cellules souches, oxygène, nutriments, etc.) de se rendre jusqu'au nouveau-né au lieu de rester emprisonné dans le placenta et le cordon. 

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Les recommandations actuelles disent ceci :

Le Collège américain de gynécologie obstétrique (ACOG) encourage à retarder la section du cordon ombilical jusqu'à 1 minute après la naissance.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de retarder le clampage de 1 à 3 minutes après la naissance.

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LES BÉNÉFICES DE RETARDER LE CLAMPAGE DU CORDON

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Réduction des taux d'anémie

En assurant un plus gros transfert sanguin au bébé, on limite les risques d'anémie ferriprive. Le lait maternel est pauvre en fer et le fer consommé par la maman sert essentiellement pour ses besoins à elle (qui sont grands en postnatal). 

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Amélioration du développement neurologique

Grâce à l'augmentation du transfert de cellules souches, le développement du système respiratoire, immunitaire et nerveux, entre-autres, est favorisé. 

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Augmentation des niveaux d'oxygène pour le bébé

Plus de sang veut aussi dire plus d'oxygène. Le bébé a la naissance doit apprendre à respirer. Un apport accru d'oxygène pendant ces cours instants est plus que le bienvenu.

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En conclusion

Il n'y a pas d'urgence à couper le cordon ombilical. Et tant que le cordon pulse, un transfert de sang et d'autres substances s'opère. Un sang qui revient de droit au bébé! Mes clientes m'ont rapporté souvent que les cordons de leurs enfants avaient continué de battre 5-10 minutes après l'accouchement. Parlez-en avec votre médecin ou votre sage-femme afin d'établir vos demandes en ce sens.

 

 


DIY Baume noir guérisseur

BAUME NOIR GUÉRISSEUR

Ce baume devrait faire partie de chaque pharmacie. Il guérit les infections mineures de la peau et extirpe les poisons et les toxines des tissus. On l’utilise souvent pour retirer les échardes et les éclats de verre de la peau mais il est aussi très utile pour les brûlures légères, les piqures d’insectes, les boutons et les démangeaisons.
Ce baume est super intéressant à avoir dans sa pharmacie! Attention : il ne remplace aucun traitement médical. Si tu as une situation de santé particulière, valide avec ton praticien de la santé en premier lieu. 
  • 2 c. à table de cire d’abeille
  • 4 c. à table de beurre de karité 
  • 4 c. à table d’huile d’olive
  • 1 c. à table de vitamine E
  • 1 c. à table de miel en poudre
  • 2 c. à table de charbon activé
  • 3 c. à table d’argile bentonite
  • 5 gouttes d’huile essentielle de lavande
Au bain-marie, faire fondre la cire, le beurre de karité et l’huile. Lorsque le mélange est complètement liquide, retirer du feu et laisser reposer. 
Ajouter tous les autres ingrédients lorsque le mélange est encore liquide mais passablement refroidi (les huiles essentielles, surtout, sont très sensibles à la chaleur).
Placer le baume dans un contenant hermétique. 
Se conserve très longtemps à l’abri de la lumière.

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COMMENT L'APPLIQUER?

Le meilleur traitement possible consiste à conserver le baume sur la peau, sous un pansement, pendant 12 heures. Le mélange est un peu salaud mais il ne tache pas la peau.
Nettoyer la zone et mettre une bonne quantité du baume sur l'endroit à traiter. Couvrir avec un bandage et laisser en place plusieurs heures. Réappliquer au besoin.

 


Fatiguée d'être fatiguée? Et si tu souffrais d'épuisement postnatal?

Et si tu souffrais d'épuisement postnatal?


J'en parle ici parce que je l'ai vécu et que c'est encore peu connu...

 

Tout d'abord, je veux simplement te dire que le retour à la normale après les enfants n'existe pas. Il n'y a pas de retour en arrière possible. Tu te réinventeras mais tu ne seras jamais exactement la même qu'avant. Le fait d'être plus fatiguée en étant mère est relativement normal. Ce qui ne l'est pas c'est d'être épuisée physiquement et émotionnellement, de se sentir vidée, de n'avoir plus rien à donner, plusieurs mois, voire quelques années après l'accouchement. C'est ce qu'on appelle l'épuisement postnatal.


Cet épuisement postnatal (ou maternel) ressemble à un burn-out. Ce n'est pas une dépression ou un simple baby blues. Il se caractérise par un épuisement physique extrême (fatigue chronique, troubles du sommeil, faible système immunitaire, maux de tête, problèmes de digestion, ...) et par une perte de contrôle au plan des émotions (irritabilité, intolérance, pleurs, impulsivité, ...).


Cet état est insidieux. Il grandit de jour en jour jusqu'à prendre toute la place. Les signaux d'alarme (fatigue extrême et émotions difficiles à gérer) n'ont pas été écoutés. Dans les cas les plus avancés, la mère pourra se détacher, se distancer, de son ressenti. En agissant de façon mécanique pour ses tâches et ses obligations, en se coupant toutes sources de plaisir, la nouvelle mère verra aussi ses relations en prendre un coup. Cet état pourrait même la mener vers une dépression. Et, c'est sans compter que cet épuisement amène un sentiment d'incompétence très fort qui empêche littéralement d'admettre qu'on en souffre. Cet enfant a été désiré pour la plupart. Comment admettre que nous ne nous sentions pas à la hauteur? Comment est-ce possible de prendre une pause familiale pour se ressourcer? Comment faire comprendre à notre famille, nos amis, cette situation méconnue?


Cet épuisement est en partie causé par toute la pression que nous recevons et que nous nous mettons sur le dos. Les réseaux sociaux y participent grandement. La collectivité aussi. Nous sentons que nous devons être top-shape quelques semaines après avoir eu un bébé. Nous avons même l'impression de devoir bien recevoir la visite après l'accouchement... alors que eux devraient venir prendre soin de nous (j'en parle ici).


Mes quelques remèdes pour en venir à bout :

  • Dors - plus facile à dire qu'à faire... je sais!

  • Mange simplement et sainement le plus possible. Ne te casse pas la tête pour tes repas. Vise la variété et ne saute pas de repas!

  • Bouge doucement (yoga doux, courtes marches)

  • Demande de l'aide (famille et amis, femme de ménage, doula postnatale, ...)

  • Coupe les réseaux sociaux pour un bout (juste pour voir l'effet que ça te fait!)


Le temps seul n'arrangera pas les choses. Tu dois prendre les grands moyens pour te sortir de cette situation. Je peux t'y aider de plusieurs façons : relevailles à domicile à Montréal ou rencontres Skype d'une heure (naturopathie, sommeil de l'enfant, allaitement). 
Malgré tout, il se pourrait aussi que tu aies besoin d'un support médical. N'hésites pas à investiguer de ce côté! 

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Bandage du ventre après l'accouchement (serrement du bassin)

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Bandage du ventre après l'accouchement

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Je propose à pratiquement chaque cliente un bandage du ventre après leur accouchement. Si tu ne sais pas ce qu'est le bandage du ventre, sache que ce n'est pas une mode ni une façon miracle pour perdre du poids. C'est une pratique ancestrale qui diffère légèrement en fonction des régions dans le monde où elle est pratiquée mais qui consiste généralement à l'enveloppement serré des hanches et de l'abdomen de la nouvelle maman à l'aide d'un long morceau de tissu.

En ayurvéda, on dit que la femme après la naissance est plutôt constituée des éléments espace et air - comparativement à la femme enceinte qui est faite des éléments terre, eau et feu. On dit que la nouvelle maman a besoin de chaleur, notamment dans la région de l'abdomen. Plusieurs choses peuvent contribuer à cet effet de chaleur : couvertures, feu de foyer, chauffage, breuvages chauds, nourriture chaude ainsi que... le bandage du ventre!

Le bandage du ventre permet de réchauffer le ventre de la maman. Le bandage aide à ramener les muscles, les organes et le bassin en place plus rapidement. Ça aide aussi avec la posture pendant l'allaitement. Nos abdominaux sont été malmenés pendant la grossesse. Ce support permet d'éviter de compenser la perte de musculature du ventre en forçant à outrance avec le dos. Outre tout cela, ÇA FAIT DU BIEN. Le feeling d'avoir un serrement du bassin avec tissu est extraordinaire! On se sentait "ouverte". Après le serrement, on se sent "contenue". Toute une histoire de feeling.

Le bandage sert aussi d'outil pour honorer la maternité. Il permet d'intégrer un aspect sacré aux soins à la mère en postnatal. C'est symbolique de la fermeture du passage vers la naissance. On tourne la page.

On pratique ce soin 24 heures après un accouchement vaginal et pas plus tôt que 6 semaines postpartum suite à une naissance par césarienne. Il faut attendre que l'incision guérisse et respire avant de la couvrir. Le bandage peut se porter jour et nuit pendant les 40 premiers jours suivant l'accouchement (il faut que cela reste plaisant et confortable). Et, même si on l'utilise précisément après l'accouchement, il peut être porté en tout temps.

Intéressée par la méthode? Je propose une super formation EN LIGNE
complètement DIY pour te permettre de recréer ce soin pour toi ou une amie.
Suis ce lien pour t'inscrire!


Entrevue sur le 4e trimestre - Odile Archambault, auteure

Crédit photo : Véronique Brisson

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entrevues

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Chaque expérience de postnatal est unique! Voici la dernière entrevue de ma série sur le 4e trimestre. Le 4e trimestre c’est rough mais, d’un autre côté, ça passe vite et ça peut être magique et mémorable… quand on sait un peu à quoi s’attendre et qu'on y est bien préparée. T’es enceinte? Tu dois absolument lire cette série d’entrevues pour y dénicher des perles et y lire des trucs qui resurgiront quand tu vivras un moment de découragement.

Entrevue avec Odile Archambault
Auteure de Maman a un plan

Parle-moi de ton expérience en postnatal. Comment l’as-tu vécue?

Très différemment les deux fois.

Après la naissance de mon fils Henri, il y a presque sept ans maintenant, j’ai souffert d’une grave dépression post-partum.

Après la naissance de ma fille Martha, il y a quatre ans, j’ai dû me remettre d’une césarienne.

Ces deux expériences de maternité pendant le 4e trimestre m’ont fait voir deux réalités que je n’avais jamais entrevues pour moi. Comme si les malchances, ça n’arrivait qu’aux autres... 

Même si j’aurais mille fois préféré ne pas les connaître, ces défis, je suis aujourd’hui vraiment fière de les avoir surmontés. J’ai apprivoisé mon nouveau rôle de mère en combattant un mal invisible et je suis tous les jours étonnée par la force que j’ai eue à ce moment. Une force que je n’aurais pas soupçonnée avoir en moi. Je suis aussi très heureuse d’avoir connu des jours plus doux, côté santé mentale, après mon 2e accouchement. Il y a eu quelque chose, à ce moment, qui s’est réparé en moi. J’ai comme « fait la paix » avec cet épisode et « bouclé la boucle » pour utiliser des drôles d’expressions ;) 

Enceinte, te sentais-tu confiante face à ton nouveau rôle de mère? 

La première fois, pas vraiment. Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais et j’avais parfois l’impression d’avoir fait un saut dans le vide. La deuxième fois, oui, je me faisais beaucoup plus confiance. 

Le « village » pour toi c’est quoi?

C’est d’une importance capitale. Le village, c’est non seulement tous les alliés qui aident mes enfants à grandir et à vivre une vie heureuse, mais ce sont aussi tous ceux qui m’aident, moi, à aider mes enfants à grandir… et à vivre ma vie de manière heureuse! 

Qu’est-ce qui t’as le plus surpris pendant ton 4e trimestre?

À quel point on pouvait aimer un petit être qu’on apprend à découvrir de jour en jour. À quel point on peut être fatigué, mais opérationnel. À quel point c’est la plus belle aventure qui soit, et que le fait que ce soit difficile la rend peut-être aussi belle.

As-tu réussi à prendre soin de toi en postnatal? Si oui, comment? C’est quoi ton truc?!

J’ai eu de la difficulté la première fois pour des raisons évidentes. 

La deuxième fois, oui, j’avais l’espace mental pour le faire. Je n’ai pas de truc, mais je sais que j’ai un privilège, celui d’être en couple dans une relation égalitaire. Mon conjoint et moi estimons beaucoup le rôle que l’un et l’autre avons à jouer auprès de nos enfants, de notre famille. Nous nous laissons ainsi chacun l’espace dont nous avons besoin par bienveillance ou solidarité, je ne sais pas quel mot est le plus approprié. Solidarité bienveillante, tiens!

Si tu avais un conseil à donner aux futures mères, enceintes de leur premier enfant, ce serait quoi?

Faites-vous confiance, mais osez aussi demander de l’aide. Vous ne serez pas une moins bonne mère pour autant. Promis. 

Tu peux retrouver Odile ici et là :)

Site web : www.mamanaunplan.com
Facebook : https://www.facebook.com/mamanaunplan

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LE programme virtuel ultime pour le postnatal-4


Entrevue sur le 4e trimestre - Josée-Anne Sarazin-Côté, auteure, coach, Youtubeuse

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entrevues

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Chaque expérience de postnatal est unique! Au fil des semaines, je te partagerai ici le vécu de plusieurs femmes concernant leur 4e trimestre. Certaines expériences seront plus joyeuses que d’autres. C’est correct. Je vise le #sanstabou #sansfiltre #justeduvrai. Parce qu’on va se le dire, le 4e trimestre c’est rough. D’un autre côté, ça passe vite et ça peut être magique et mémorable… quand on sait un peu à quoi s’attendre. T’es enceinte? Tu dois absolument lire cette série d’entrevues pour y dénicher des perles et y lire des trucs qui resurgiront quand tu vivras un moment de découragement. 

Entrevue avec Josée-Anne Sarazin-Côté
Auteure, conférencière, coach, Youtubeuse et fondatrice de Josée-Anne SC

Parle-moi de ton expérience en postnatal. Comment l’as-tu vécue?

Vraiment bien! En fait, j’avais lu le livre « The First Forty Days », qui sert justement à préparer le quatrième trimestre. J’ai adoré la philosophie qui y était partagée, comme quoi, dans presque toutes les cultures, il est tout à fait normal que la nouvelle maman prenne 6 semaines (40 jours), seule, avec son enfant, à juste prendre soin d’elle, se reposer et apprendre à être maman. C’est une aberration que dans notre société, le contraire soit valorisé. Genre c’est super de retourner au gym 2 semaines après avoir accouché, de reprendre le travail rapidement, de s’occuper de tout dans la maison… VOYONS TOI! Tu viens de vivre une des plus grandes épreuves physiques (et mentales) que ton corps peut vivre. Pour bien récupérer, faut prendre soin de soi dans ces semaines cruciales. Je suis convaincue que c’est ce qui influence comment on se remet d’une grossesse et d’un accouchement. 

Donc bref (mon Dieu je me suis emportée ahah!), grâce à ça, j’ai vraiment vécu un magnifique post-natal, tout doux. Je ne faisais rien d’autre que me reposer, allaiter, me coller avec bébé. Mon mari et moi on avait préparé en avance assez de repas pour les 21 premiers jours (déjeuners, dîners et soupers. Le congélateur débordait!) et mon Dieu, ça a été d’une grande aide! On avait aussi eu de belles discussions, en avance, sur comment on voyait le 4e trimestre et on s’était mis d’accord pour vivre ça le plus lentement et doucement possible, en profiter et m’aider à m’en remettre. C’est donc lui qui a tout fait dans la maison pour le premier mois. Et on n’est pas sortis de chez nous avant 5 semaines. 

Enceinte, te sentais-tu confiante face à ton nouveau rôle de mère? 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’avais hâte. J’étais assez confiante, dans le sens où, je savais que cette enfant m’avait choisie pour une raison. 

Le « village » pour toi c’est quoi?

C’est justement un terme qui est beaucoup abordé dans « The First Forty Days » et qui n’est plus très présent de nos jours, je trouve. À défaut de pouvoir avoir son village, il faut se le créer. Et quand on a la chance d’avoir nos proches près de nous, il faut en profiter! Ne pas avoir peur de demander de l’aide et le faire d’avance, établir des demandes claires. 

Étant loin physiquement de tout le monde, mon village à moi, c’était mon mari. On savait qu’on n’aurait peu de visites et donc peu d’aide, donc on a tout fait pour s’aider, en avance, notamment avec les repas préparés d’avance. Mes parents sont venus en renfort les week-ends (MERCI!), mais sinon, c’était juste nous deux. Je m’étais également préparé plein de petites potions pour mieux guérir, genre des thés de bain post-partum, des compresses gelées avec un remède naturel pour aider à la cicatrisation et la guérison (OMG le soulagement de mettre ça!), des mélanges d’herbes tout prêts pour favoriser la lactation, etc. Et je me répète, mais avoir des attentes claires avec son conjoint, ça fait des miracles. Il a été tellement hot sérieux. Et la meilleure arme quand tu n’as pas nécessairement ton « village »? Le lâcher-prise. Comme il devait tout faire dans la maison, tout en étant un nouveau papa qui manque de sommeil, on se donnait un break avec le ménage. Des fois on vivait dans le bordel total (le temps que ma mère arrive le week-end et fasse sa fée du logis), mais ce n’était pas grave. 

Qu’est-ce qui t’as le plus surpris pendant ton 4e trimestre?

La douceur et la magie de cette période. Je la revivrais n’importe quand. On va en garder des souvenirs magnifiques, pour le restant de nos vies. C’est spécial d’avoir pris autant soin de nous et d’avoir été dans une petite bulle, un petit cocon, seuls avec bébé pour les 6 premières semaines. 

As-tu réussi à prendre soin de toi en postnatal? Si oui, comment? C’est quoi ton truc?!

Oui et j’en suis vraiment heureuse et reconnaissante. Mon truc a vraiment été de planifier d’avance, de m’aider en avance le plus possible, d’avoir de bonnes discussions, des attentes claires et de me renseigner sur ce fameux 4e trimestre dont on ne parle pas assez. On parle énormément de la grossesse, mais on laisse les femmes un peu à elles-mêmes, après l’événement le plus intense de leur vie. C’est rough un accouchement, même quand ça va bien! C’est comme bon, voilà ton bébé, bonne chance et on s’attend à ce que tu fonctionnes comme avant rapidement. 

Et bon, c’est zéro scientifique ce que j’avance, c’est vraiment mon expérience personnelle, mais je suis convaincue que parce que j’ai pris ça HYPER relax les 6 premières semaines et très très relax les 3 premiers mois, je suis aujourd’hui en pleine forme, autant, sinon plus qu’avant et je n’ai aucune « séquelles » de la grossesse ou l’accouchement. Je n’ai pas rushé à vouloir me remettre en forme, j’ai juste recommencé à faire ce que j’aimais, tranquillement, quand je me sentais vraiment prête et ça a super bien été.

Si tu avais un conseil à donner aux futures mères, enceintes de leur premier enfant, ce serait quoi?

Faites tout en votre possible pour avoir un beau post-natal. Pour vrai. Ça peut vraiment être magique comme période. Si vous vous retrouvez rapidement seule parce que votre conjoint doit retourner travailler, demandez de l’aide, engagez de l’aide. C’est vraiment important pour vous de pouvoir récupérer doucement et d’apprendre votre nouveau rôle de maman, tranquillement collée à bébé. Ces premières semaines ne reviendront jamais, alors profitez-en comme c’est pas possible!

Tu peux retrouver Josée-Anne ici et là :)

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