Qu’est-ce qui se passe sous la tente rouge?

QU’EST-CE QUI SE PASSE SOUS LA TENTE ROUGE?

Vous avez peut-être entendu parler des tentes rouges. Vous avez peut-être participé à une ou deux tentes rouges sans trop savoir dans quoi vous vous embarquiez. Vous avez eu bien du mal à proposer une explication de ce que c’est qu’une tente rouge ensuite… une explication qui rend justice à ce qui se passe sous la tente rouge!
Une tente rouge est un espace intime et chaleureux où les femmes se rassemblent afin de se sentir libres d’être vraies et authentiques. Elles s’y remettent au premier plan tout en faisant partie d’une communauté. C’est un espace de partage, de transmission où la sagesse des femmes plus âgées est honorée. La thématique principale de la tente rouge est le cycle menstruel mais on ne s’y limite pas. On se retrouve sous la tente pour partager entre femmes sur des sujets tels : les premières lunes, les menstruations, la grossesse, l’accouchement, le retour de couches, la ménopause, la sexualité, la vie de couple, le deuil, … On y partage ses expériences, ses défis du quotidien. Parfois des thématiques sont fixées, d’autres fois, chacune est libre de s’ouvrir sur ce qu’elle désire. Toutes sont bienvenues! L’ambiance est feutrée, douce et sécurisante. La rencontre est orchestrée par une ou plusieurs facilitatrices pour permettre des échanges fluides et respectueux. Tout ce qui se dit dans la tente rouge y reste.
L’origine des tentes rouges est difficile à cerner. L’auteur du livre « La tente rouge », Anita Diamant, a fait des recherches historiques concernant les rassemblements de femmes à travers le temps. Bien sûr, les femmes, partout dans le monde, ont toujours trouvé un moyen de se rassembler dans un lieu dédié pour discuter, se célébrer, vibrer la sororité (sisterhood). On peut penser à la « Moon Lodge » des autochtones ou aux hammams en Orient. Toutefois, le concept de tente rouge aurait été inventé par l’auteur. Et, maintenant, le concept prend de l’expansion et l’on peut trouver des tentes rouges un peu partout!
La tente rouge nous offre un temps pour ÊTRE simplement, sans jugement, sans attentes.
Vivre l’écoute active de multiples femmes qui résonnent avec nos paroles… c’est une expérience tellement magique. C’est puissant et doux à la fois.
Expérimentez-le… ne serait-ce qu’une seule fois!

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DEVENIR FACILITATRICE

Si vous voulez devenir facilitatrice de ce genre de rassemblements et si la sororité réveille la flamme en vous, répondez à l’appel. Les femmes ont besoin d’espaces sécuritaires, de célébrations, de connection! 
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Le sauna vaginal (yoni steam) comme outil de guérison

Le sauna vaginal (yoni steam) comme outil de guérison

Qu’est-ce que le yoni steam?

Le sauna vaginal ou le yoni steam c’est l’acte de s’accroupir ou s’asseoir dénudée au-dessus d’un pot d’eau chaude et d’herbes médicinales. La vapeur réchauffe les tissus délicats de la vulve et du vagin et favorise la circulation sanguine locale. C’est un remède très ancien pratiqué dans plusieurs régions du monde. On le voit heureusement réapparaître un peu partout car le mot se passe et les femmes sont mûres pour une ré-appropriation de leurs corps, pour une célébration marquée des joies d’être femme.

Yoni vient du sanskrit et signifie l’organe génital féminin (matrice, vagin, vulve). Dans la culture ancienne de l’Inde, la yoni est vénérée. Elle est le symbole de l’énergie féminine, la source de vie, un passage divin. Un repère abritant le pouvoir de la femme, source de création, et permettant multiples guérisons.

Outil de guérison?!

Oui le sauna vaginal est un outil de guérison. Nombreuses sont les femmes qui vivent une relation de haine ou de dédain envers leurs parties génitales que ce soit à cause de douleurs menstruelles, de traumas, de problèmes de santé du système reproducteur ou de difficultés liées à la procréation. C’est un outil incroyable pour favoriser la guérison mais aussi pour reconnecter profondément à son essence. C’est un soin d’amour-propre.

Voici quelques-uns des bienfaits qui sont rapportés par les femmes qui s’adonnent à cette pratique. Je tiens à préciser ici que ce n’est pas nécessairement un soin qui convient à toutes les femmes et que les propriétés notées ici sont de l’ordre de l’expérimentation.

– Favorise la guérison du système reproducteur post-accouchement
– Tonifie la région du périnée
– Reconnecte avec cette zone sacrée
– Libère les traumas et les énergies négatives refoulées
– Régularise les cycles menstruels
– Réduit les douleurs, crampes et autres signes liés au cycle menstruel
– Améliore la fertilité
– Et beaucoup plus!

Attention : ne jamais utiliser le sauna vaginal pendant les menstruations, ni pendant la grossesse. D’autres contre-indications s’appliquent.

Une partie de mon expérience

J’utilise le yoni steam depuis quelques années maintenant. Je trouvais le soin agréable mais n’ayant pas de « problématique » comme tel… je ne connaissais pas l’engouement de certaines face à cette pratique. C’est l’automne dernier, dans un moment de grand stress, que j’ai vécu une révélation face au yoni steam. C’était une grosse période pour moi, chargée de transitions : grande rentrée à l’école pour ma 5 ans, grande rentrée dans une première garderie pour mon bébé, le lancement d’une cohorte de doulas postnatales et un conjoint à l’extérieur du pays pour plusieurs semaines. C’était aussi à cette période que je quittais mon emploi pour me consacrer à 100% à Maternité Sacrée.

J’étais fatiguée, stressée. Mon utérus était fatigué, stressé. J’ai alors commencé à avoir des pertes brunâtres qui ont perduré pendant 5 semaines! Comme je n’avais aucun autre symptôme, j’hésitais à aller consulter. De toute façon, c’était la folie totale ici et je ne voyais pas comment j’allais pouvoir prendre le temps de… jusqu’à ce que je me rappelle l’art du sauna vaginal et que je prenne le temps de m’offrir un soin.

Il n’aura suffit que d’un seul yoni steam pour que les pertes cessent immédiatement. J’étais impressionnée. J’avais beau connaître les bienfaits de cette pratique, je n’avais jamais expérimenté quelque chose du genre. Pour moi, qui commençais à voir ma problématique comme un état permanent, ce fut ultra révélateur!

J’utilise le yoni steam régulièrement depuis pour régulariser mes menstruations et chasser la stagnation qui m’habite dans le bas ventre. Ce n’est pas encore parfait mais je vois, encore une fois, une réelle amélioration!
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Formation EN LIGNE : L’Art du sauna vaginal pour la guérison en postpartum

Une formation courte, entièrement en ligne, pour apprendre à recréer ce soin après la naissance, dans le confort de sa maison. En postpartum, les saunas vaginaux sont utiles pour nettoyer complètement l’utérus, améliorer la circulation au niveau du plancher pelvien et tonifier les organes reproducteurs féminins. Donc, un périnée tonifié et une santé féminine magnifiée!

Cliquez ici pour plus de détails!

 

 

Crédit photo : Tania Cloutier-Ménard


La saine frustration des mères entrepreneures

La saine frustration des mères entrepreneures

Je vais écrire ici, aujourd’hui, de façon bien personnelle à propos de l’entrepreneuriat et de la vie de maman. Sûrement que quelques-unes se reconnaîtront.

Je porte en moi une grande part de l’archétype DEMETER, la déesse grecque symbole de la maternité. J’aime la grossesse, l’accouchement, j’adore le 4e trimestre, l’allaitement est si doux et si bon, … Puis vient le moment où les enfants ne sont plus si petits et où ils ont moins besoin de moi. Vient le moment où je me mets à me questionner et à vouloir laisser ressortir d’autres facettes de ma personnalité.

Autant, j’adore mon rôle de maman, mes enfants et ma vie en général… autant, je me sens ultra limitée et je vois ma famille comme un frein à mon expansion. Mon expansion en tant qu’entrepreneure, pas en tant qu’humaine, je tiens à préciser! Parce que mes filles me font grandir en tant que personne, un peu, chaque jour. Ça, y’a pas de doute. Sauf que, j’ai aussi la personnalité d’une ARTÉMIS, une fille fougueuse, libre, sauvage, en besoin de projets, buts et objectifs à accomplir et la maternité me coupe un peu les ailes… au quotidien.

Et je vous arrête tout de suite avec vos “ça ne dure pas longtemps”, “mieux vaut en profiter pendant que ça passe”, “tu les as voulu tes enfants, assume”! Un autre article s’en vient sur les conseils non-sollicités, merci, bonsoir. Je vous le dit, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde mais ce que je vis là maintenant, à besoin d’être exprimé. Et si je le fais aujourd’hui, c’est parce que JE SAIS que je ne suis pas la seule.

Forte envie de plus

Pas plus tard qu’hier, une de mes doulas postnatales, m’écrit et je sens dans le ton de ses quelques lignes une tristesse, une lassitude, une envie-de-plus. Elle m’écrivait pour me dire qu’elle devait mettre de côté son projet sur lequel elle essayait tant bien que mal de travailler depuis quelques semaines. Elle se rendait bien compte qu’elle n’y arriverait pas et que si elle continuait à ce rythme, elle allait se brûler. 

Y’a un conflit profond qui sommeille à l’intérieur de beaucoup de coeurs de mères entrepreneures : celui d’avoir une carrière, d’être autonomes, de briller, tout en jonglant leur vie de maman. On en parle beaucoup de cet équilibre familial tant recherché mais, ici, j’avais plutôt envie d’adresser la frustration de toutes celles qui veulent plus et se sentent coincées. C’est tellement normal d’arriver à un moment où on se dit mais je suis qui moi? qu’est-ce que je fais ici? j’ai du potentiel inexploité! je veux plus! j’étouffe! Puis, on voit les autres autour réussir et, on a beau ne pas vouloir tomber dans la jalousie, on les envie tout de même et on se demande comment elles y arrivent.

Si on tait tout ça à l’intérieur de nous parce que “on-est-dont-bien-chanceuse-de-pouvoir-rester-à-la-maison”… ça n’étouffe pas le feu, ça le fait grandir. En nous doucement, le feu finira par prendre toute la place. Y’a une quête de sens qui se fait en postpartum, une recherche identitaire. Selon votre personnalité propre, il se peut que la vie de maman soit géniale mais qu’il vous manque quelque chose. Et c’est pas à cacher! C’est à célébrer! Vous avez du potentiel et de l’ambition, n’est-ce pas merveilleux?

Foutue culpabilité!

Et là, subtilement, dans toute la variation des émotions possibles rencontrées sur le chemin de l’appropriation de soi, de la définition de sens, du démarchage et de la mise en chantier d’un projet… il y a la culpabilité de mère. La foutue culpabilité qui, elle, nous gruge l’intérieur. On s’en veut de ne pas être présente à 100%, de ne pas avoir envie de lire un 15e livre en ligne, de dire une fois de plus “maman doit travailler”…

Un temps pour rêver…

C’est pas un article à conseils. Désolée, j’ai rien à vous apprendre aujourd’hui. Je veux par contre vous faire voir la beauté de ce moment là. Un moment privilégié pour se redécouvrir, pour faire de l’espace dans sa tête. Une fenêtre d’opportunités pour mettre ce projet qui nous tient à coeur sur papier, pour l’organiser, pour le préparer. Entre deux tétées, la tête dans les nuages en concoctant une énième collation ou allongée, sans bouger, à faire semblant de dormir, près de son coco qui refuse de faire la sieste. Prenez ce temps inestimable pour visualiser vos futurs objectifs. Rêvez-le votre projet! Et bien assez tôt, vous aurez un peu plus de liberté pour le faire vivre.


Accompagnante à la naissance - Doula postnatale... Qui fait quoi?

Accompagnante à la naissance – Doula Postnatale

Accompagnante à la naissance et doula postnatale sont des termes que l’on voit de plus en plus passer sur les différents réseaux sociaux. Cette tendance à la hausse qu’ont les femmes à s’offrir ces accompagnements démontre ce besoin de se réapproprier la grossesse, l’accouchement et tout ce qui tourne autour du postpartum.  Le métier d’accompagnante à la naissance et de doula postnatale sont souvent confondus dû à leurs nombreux points en commun, c’est-à-dire: une grande passion pour la femme, la maternité, la périnatalité, l’accouchement, etc. Elles sont toutes les deux motivées à réenchanter la maternité en redonnant confiance à la maman ou à la future maman en son corps, son esprit, ses réflexes primitifs et son intuition.

Malgré leurs grandes similitudes dans leurs valeurs et leurs passions, elles ont chacunes leur champs d’expertise bien distincts. L’article qui suit tente de démystifier leurs rôles respectifs mais aussi comment elles peuvent se compléter.

ACCOMPAGNANTE À LA NAISSANCE:
L’accompagnante à la naissance fourni un support physique et émotionnel, avant, pendant et après l’accouchement, à la mère et à son(sa) conjoint(e). Les accompagnantes à la naissance sont des professionnelles formées en périnatalité. Elles sont toutes différentes et offrent des services à leur couleur. Il s’agit de bien choisir la vôtre en évaluant vos besoins, vos désirs et vos valeurs.

Support en prénatal

Pendant la grossesse, l’accompagnante propose différents services d’éducation à la future famille, sous forme d’aide à la préparation de plans de naissance, discussion des droits de la femme en travail, animation de cours prénataux, rencontres préparatoires privées, etc. Cela peut aider les couples à comprendre les interventions médicales en salle d’accouchement, en savoir plus sur les mesures naturelles de gestion de la douleur, prendre confiance en eux et en leurs capacités parentales, se préparer à la période postpartum en discutant allaitement, sommeil, récupération et soins au nouveau-né, par exemple.

Le rôle de l’accompagnante pendant l’accouchement

Pendant l’accouchement, l’accompagnante est une solide présence rassurante qui a à coeur les intérêts de ses clients. Elle n’est pas une professionnelle de la santé et ne doit donc de comptes à personnes, sauf à vous, la personne l’ayant engagée. Son support au moment de la naissance peut inclure des massages, des points de pression, différentes techniques avec rebozo, de l’aide au moment de changer de position, des exercices de respiration, guider le(la) conjoint(e) dans l’aide à apporter, donner à boire et à manger, expliquer les interventions proposées, etc. Elle s’assure aussi de créer une bulle de protection autour de ses clients pour leur permettre de connecter et de vivre ce moment intense avec le moins d’interruptions possible. Elle est présente tout au long de l’accouchement, tout en restant discrète, douce, rassurante, encourageante, compréhensive. Par-dessus tout ça, elle se fait aussi un devoir d’encourager les parents à poser des questions, elle leur rappelle certains désirs qu’ils avaient émis avant l’accouchement, elle facilite la communication entre les parents et le personnel médical, elle supporte et respecte la femme en travail dans son droit de prendre des décisions par rapport à son corps et son bébé.

Support en postpartum

L’accompagnante à la naissance propose souvent une rencontre postnatale rapidement après l’accouchement pour vous rassurer, répondre à vos questions, vous aider avec l’allaitement et les soins au nouveau-né. Parfois, leur support peut se prolonger dans le temps.

En tout temps, le rôle d’une accompagnante est de rester neutre et de proposer toutes les alternatives possibles pour vous permettre de faire des choix éclairés. Son travail est de vous mettre en confiance, vous informer et faire en sorte que vous vous appropriez complètement cette expérience d’enfantement, qui est la vôtre.

DOULA POSTNATALE:

La doula postnatale est une professionnelle passionnée de périnatalité, qui offre un service pendant la période postpartum, donc après la naissance. À noter qu’elle ne fait pas partie des professionnelles de la santé. Son accompagnement peut commencer avant la naissance de bébé mais s’installe réellement post-accouchement, selon le forfait que vous aurez choisi. Comme les accompagnantes, les doulas postnatales sont toutes différentes, elles offrent chacune un service personnalisé selon leurs couleurs.

Rencontre préparatoire avant l’accouchement

La préparation est la clé pour s’assurer de passer en douceur au travers cette période intense de la maternité. C’est pourquoi la doula propose généralement une rencontre de préparation avant l’accouchement. Dans cette rencontre, la doula s’assure que vous possédiez un bon système de support. Si ce n’est pas le cas, elle vous propose plusieurs organismes près de chez vous, dont ses propres services de doula postnatale. Elle donne aussi plusieurs guides d’informations et de préparations sur différents sujets comme l’allaitement, le sommeil de bébé, les soins naturels post-accouchement, etc. Avant toute chose, elle offre une oreille attentive à vos peurs et craintes que ce soit pour l’accouchement ou tout l’inconnu qu’amène la venue d’un enfant dans une vie. Ses mots d’ordres sont : Écouter, Rassurer, Épauler, Guider.

Le rôle de la doula en postnatal

Après l’accouchement, la doula postnatale vous propose différents forfaits modulables selon vos besoins / désirs. Bien souvent, elle se déplace pour un minimum de 2 ou 3h. Son rôle est de vous offrir du soutien émotionnel et physique pour vous permettre de créer une meilleure connexion avec bébé et favoriser une meilleure guérison post-accouchement. Les services offerts varient d’une doula à l’autre, en général elles offrent de cuisiner quelques repas adaptés aux besoins de la nouvelle maman. Elle s’informent de vos goûts, intolérances, allergies et adaptera ses recettes. Pendant ce temps, elle sera aussi disponible pour vous écouter, que ce soit pour parler de votre accouchement, ou de certaines craintes, peurs, émotions que vous ressentez. Sa présence se veut rassurante et épaulante. Elle veille à bien vous outiller pour que vous preniez confiance en vos capacités, découvrez votre force intérieure et connectez à votre instinct maternel.

Souvent la doula postnatale éprouve une grande passion quant aux soins naturels et rituels traditionnels qui favorisent la guérison physique et psychique. C’est pourquoi tisanes ayurvédiques, bains de plantes médicinales, sauna vaginal, massages, soins de fermeture et bandages du ventre sont au rendez-vous. C’est ce qui la différencie d’un service de relevailles classique. Elle rend sa pratique unique en créant une ambiance chaleureuse, sacrée, dans le domicile de ses clients.

Elle offre aussi parfois de s’occuper des autres enfants de la famille ou du nouveau-né pour vous permettre de souffler un peu, de faire quelques tâches ménagères légères et s’assure que tout ce que vous avez besoin à portée de main, pour vous encourager à rester en lune de miel avec bébé.

Alors voilà ce qui complète cet article sur les distinctions entre le métier d’accompagnante à la naissance et celui de doula postnatale. Elles ont chacunes leurs spécialités, ce qui fait en sorte qu’elles ont toutes les deux leur place dans l’accompagnement d’une femme de la grossesse au postpartum. Le plus important à retenir est que, que vous choisissiez une ou l’autre, il est important de choisir une personne avec laquelle vous vous sentez bien. Il faut vraiment que vous ayez un coup de coeur pour votre accompagnante, votre doula!

Article écrit par Katherine Labbé-Thiboutot
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Je suis la doula qui ne veut pas prendre ton bébé

Je suis la doula qui ne veut pas prendre ton bébé

Je suis la doula qui s’invite chez toi en postpartum pour te préparer un bain chaud aux herbes et te frotter le dos pendant que tu y es plongée.

Je suis la doula qui te concocte le meilleur chaï du monde et qui te brosse les cheveux pendant que tu le dégustes.

Je suis la doula qui te masse les pieds à l’huile chaude pendant que tu me racontes combien tes journées sont dures.

Je suis la doula qui ne veut pas prendre les bébés. Il est beau ton bébé, là. Pas de soucis. Pis j’adoooore les enfants, on va se le dire, mais je préfère que ton nouveau-né soit sur toi, dans tes bras. J’ai pas envie de le cajoler, de plonger mon regard dans le sien et de vous voler ces instants. Même quelques secondes… elles ne m’appartiennent pas. Ces instants sont tellement tellement tellement fugaces. En plein dedans, le postpartum, on a l’impression que ça ne finira jamais. Les journées sont longues. Puis, vient un temps où l’odeur de la tête de notre nouveau-né n’est qu’un vague souvenir. J’ai pas envie d’être une voleuse de moments. Votre proximité est importante pour la création du lien d’attachement entre vous deux. Garde-le dans tes bras ton bébé.

Si je te dis tout ça c’est que je sais que tu vas vouloir un break à un moment où à un autre. Et je le comprends très bien. Il y a des doulas qui seront là pour toi à ce moment là, qui viendront te donner un coup de main au quotidien, te relayer avec bébé pendant que tu fais une sieste ou que tu prends une douche. Il y a même des doulas qui pourraient aller chez toi la nuit pour s’occuper de bébé et te permettre de récupérer. Mais je ne suis pas cette doula.

Tu as beaucoup d’apprentissages à faire en tant que nouvelle maman et je ne t’aide pas en faisant les choses à ta place. Materner un bébé ça s’apprend… au fil des essais et des erreurs. C’est en tombant quelques fois que tu arriveras à bien connaître ton enfant et à prendre confiance en tes capacités de parent. Je ne suis pas celle qui fait les choses à ta place.

Je suis la doula qui te propose des rituels de sorcière pour marquer le temps et graver dans ton coeur des sentiments d’amour-propre et de fierté.

Je suis la doula gardienne d’espace, pas gardienne d’enfants. Je protège ta bulle. Je t’aide à placer tes limites.

Je suis la doula qui te pose des questions, beaucoup de questions, pour te materner exactement comme tu le voudrais. Sans rien imposer. Sans rien brusquer. 

Pis oui je peux t’aider avec ton allaitement, le sommeil de ton newborn, les couches lavables pis le portage mais t’es déjà tellement préparée, tellement informée, que mon rôle se résume rarement à celui-là.

Honorée de pouvoir assister à la naissance des mères que j’accompagne, je suis la doula qui te prends par la main et te guide dans la guérison de ton corps et de tes émotions. Je t’enveloppe de mes mots, de mes mains, de mes bandages et de mes rebozos. Je te réchauffe à l’aide de ma cuisine réconfort, restauratrice, ayurvédique. Je te célèbre à l’aide de différentes cérémonies pour te permettre de cheminer gracieusement sur le chemin de la maternité.

Parce que l’intensité de tout ça a besoin d’être neutralisée. Parce que ta grande vulnérabilité a besoin d’être reconnue.

Je suis cette doula là.

Je suis là pour toi.

Camille xx


Maman est fatiguée.

MAMAN EST FATIGUÉE.
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Fatigue chronique, troubles du sommeil, maux de tête, système immunitaire faible, problèmes de digestion, irritabilité, intolérance, impulsivité, pleurs. Facile de croire à de petits symptômes ordinaires post-accouchement. Facile de se dire que ça va passer, que le temps devrait arranger les choses. Mais malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Il pourrait s’agir d’épuisement maternel et c’est beaucoup plus fréquent et sournois qu’on ne le croit. Le burn-out maternel est un syndrome, un ensemble de symptômes issu d’une multitude de facteurs. Difficile à diagnostiquer donc. Et ce n’est pas non plus une dépression postpartum qui est plutôt un trouble envahissant qui nous enlève la joie ou le désir de nous adonner à nos activités ou nos passions. Cela dit, les symptômes de l’un et de l’autre se recoupent…

Un des réflexes naturels d’une nouvelle mère est de mettre ses états d’âme, ses besoins et ses maux de côté pour prendre soin à 200% de son bébé! Mais à force de ne pas écouter son corps et son mental, les problèmes peuvent s’aggraver et prendre de plus en plus de place. Et on ne veut pas ça! Il faut trouver le doux équilibre entre les deux.

Le stress et la demande énergétique importante qu’occasionnent la grossesse, l’accouchement et l’allaitement, combiné au manque de sommeil réparateur et à une alimentation souvent déficiente en nutriments de qualité sont un combo du tonnerre pour que s’installe un épuisement maternel. Par contre, les causes ne sont pas seulement physiologiques! Les nouvelles mères ne reçoivent pas souvent le support pratique et émotif nécessaire à un moment où elles sont ultra vulnérables. Et ça joue pour beaucoup dans la balance.

L’épuisement maternel (ou postnatal) est un sujet qui me tient particulièrement à cœur parce que j’en ai souffert, après la naissance de ma première. J’en parle de plus en plus, c’est important de le faire. À vrai dire, c’est l'une des raisons pour lesquelles je suis devenue doula postnatale et que j’ai développé toute une gamme de services pour prendre soin de la nouvelle maman, comme j’aurais voulu qu’on s’occupe de moi la première fois. Voici donc mes trucs, conseils et solutions pour contrer, vaincre et apprendre à déceler l’épuisement maternel.

Et si ce n’était pas normal?

On va se le dire, la fatigue avec les enfants c’est presque un état permanent. Le beau côté de la chose c’est qu’on se découvre une force inestimée en devenant maman! Le downside, ce qui nous trompe, c’est que nous nous sentons alors invincibles et nous poussons à l’extrême notre corps pendant ces premières semaines, ces premiers mois, ces premières années (oui oui, un épuisement maternel peut survenir longtemps après un accouchement). Cette fatigue de nouveaux parents n’est pas supposée être dramatique par contre. Ce qui n’est pas normal et ce qui devient dangereux pour la santé de la mère c’est le fait d’être fatiguée d’être fatiguée, d’être fatiguée au réveil, de ne plus avoir d’énergie ou même l’envie de prendre soin de soi. Cette fatigue incroyable qu’on traîne de jour en jour ne disparaîtra pas par enchantement. C’est un burn-out et il faut prendre des mesures pour alléger son quotidien et se remettre sur pieds. Si c’était un épuisement professionnel, un congé maladie serait probablement envisageable. Prendre congé des enfants est un peu plus difficile… et ce ne serait sans doute pas la bonne solution!

Que peut-on faire concrètement pour éviter l’épuisement et en guérir?

On aurait tout intérêt à ralentir après l’accouchement et à nous respecter dans notre processus de guérison. Mais il y a une pression sociale qui pèse sur nos épaules (et qu’on s’inflige nous-même) de redevenir actives rapidement et d’être des mères parfaites...

Pour éviter l’épuisement, une panoplie d’actions peuvent être entreprises. Au minimum, s’assurer d’avoir une alimentation optimale tout au long de la grossesse AINSI QUE pendant le 4e trimestre. Manger des aliments entiers, riches en nutriments, peu ou pas transformés, de saison, biologiques, des fruits et des légumes en quantité, de bonnes sources de vert (algues, pousses, germinations, légumes verts feuillus), de bonnes sources de gras (huiles vierges de première pression, noix et graines, avocats, ghee (beurre clarifié)) et des sources de probiotiques (yogourt, kimchi, choucroute, miso, etc.). Les suppléments peuvent aider à donner au corps les macro et micro-nutriments nécessaires à la gestation et à la lactation. Idéalement, on devrait aussi s’assurer de maintenir nos niveaux de stress au plus bas. Le stress vécu par la mère peut avoir des répercussions sur la grossesse, sur l’allaitement et sur la récupération de la mère. Ce n’est certainement pas à prendre à la légère. Finalement, bien s’entourer pour les premières semaines post-accouchement est un incontournable. Il faut nous éloigner de l’idée malsaine que nous pouvons tout faire toutes seules. Demande de l’aide et accepte toute l’aide qui t'es offerte!

Si ce n’est pas déjà fait, je t'invite à télécharger GRATUITEMENT mon plan pour le postnatal. Il t'amènera à définir exactement quelles mesures tu mettras en place pour éviter l’épuisement maternel, entre-autres.

Tu as lu jusqu’ici et tu t’es retrouvée dans les descriptions ou tu l’as vécu et tu veux absolument éviter de répéter l’expérience? Pour se guérir d’un épuisement, pas de pilule magique. Toutefois, prendre conscience de la problématique est déjà un bon point de départ. Pour renverser la vapeur et améliorer ton niveau d’énergie, pense à : bien nourrir et hydrater tes cellules, user de thérapies restauratives (yoga restaurateur, méditation consciente, techniques ayurvédiques, acupuncture, etc.), dormir plus (hello les siestes) et de doux exercices quelques semaines après l’accouchement, quand ton corps est prêt - souvent plus tard qu'on pense (marche, natation, vélo, yoga, pilates).

Finalement, souviens-toi que les mots d’ordre du 4e trimestre sont : MÉNAGE-TOI, ENTOURE-TOI, ÉCOUTE-TOI! Ce sera déterminant pour la suite. Profite pleinement de cette courte période pour te découvrir dans ton nouveau rôle de mère et connecter avec bébé. Essaie aussi d’éviter la comparaison avec les standards embellis que nous présentent les réseaux sociaux et qui nous mettent de la pression. Il n’est pas garanti que l’épuisement maternel ne frappera pas plus tard, il faudra rester alerte! Mais, au moins, les balises seront mises afin de l’éloigner le plus possible.

 

 

 

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Nettoyer son nez avec de l'eau salée... pas juste pour les bébés!

NETTOYER SON NEZ AVEC DE L'EAU SALÉE...
PAS JUSTE POUR LES BÉBÉS!

J’épure régulièrement ma maison du trop plein de matériel. Ça me fait tellement de bien! Mon rêve est de devenir vraiment minimaliste et d’habiter dans quelque chose de tout tout petit. Je n’aurais aucune difficulté à me débarrasser de toutes mes choses. Une que je voudrais absolument garder est mon pot Neti!

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QU’EST-CE QUE LE POT NETI?

C’est un récipient avec un bec verseur qui ressemble à un petit arrosoir. On le remplit d’eau salée un peu chaude pour faire un lavage des voies nasales. Il peut être en céramique ou en plastique, avec poignée ou sans. On l’utilise pour le lavage du nez, l’irrigation des sinus et l’élimination du mucus.

En Ayurvéda, on appelle ce rituel jala neti (en sanskrit, jala veut dire eau et neti veut dire nettoyage du nez). C’est une technique de yoga utilisée quotidiennement pour nettoyer et purifier les cavités nasales.

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POURQUOI FAIRE JALA NETI?

Pour humidifier le nez et les muqueuses
Pour dégager les sinus
Pour soulager les maux de tête
Pour respirer mieux
Pour soulager les symptômes liés au rhume ou aux allergies
Pour calmer les inflammations des sinus
Pour diminuer les ronflements la nuit
Pour apporter de la clarté et concentration
Pour aider à arrêter de fumer
Pour améliorer certaines conditions (infection de l’oreille, acouphène, etc.)

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MERVEILLEUX PENDANT LA GROSSESSE

Pendant la grossesse, beaucoup de femmes vivent un gonflement des muqueuses nasales et/ou une augmentation de la production de mucus. Avoir toujours le nez un peu plein sans être malade pour autant… c’est franchement désagréable! En nettoyant son nez régulièrement de cette façon, le problème est contrôlé voir éradiqué.

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COMMENT FAIRE JALA NETI? 

Avant d’utiliser son pot neti, il convient de très bien le nettoyer avec de l’eau très chaude et un savon doux. Bien rincer. 

Ensuite, dissoudre 1/4 de c. à thé de sel fin non-iodé dans 1 tasse d’eau tiède-chaude. Le sel doit complètement se dissoudre dans l’eau et l’eau ne doit pas être froide (mais pas trop chaude non plus!). L’eau devrait être distillée, stérile ou bouillie / refroidie.

Lorsque le nez est très sec ou lorsqu’on utilise souvent le pot neti, il est intéressant d’ajouter une goutte d’huile végétale au mélange pour son effet calmant et adoucissant.

Placez-vous au dessus d’un lavabo ou d’un bol. Pour nettoyer le nez, il suffit d’insérer l’embout du pot net dans la narine surélevée en ayant la tête penchée légèrement sur le côté pour laisser couler doucement l’eau dans la narine (comme sur la photo). Ouvrez la bouche pour respirer! L'eau, après quelques instants, ressortira par l’autre narine. C’est normal et voulu! Lorsque le pot Neti est à moitié vide, souffler doucement par les deux narines en même temps pour évacuer l’eau, le mucus et les impuretés. Attention de ne pas souffler trop fort car cela va créer trop de pression dans vos cavités nasales. Recommencez de l’autre côté. Asséchez délicatement le nez avec un linge doux. 

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CONTRE-INDICATIONS

Si vous avez une contre-indication médicale (maladie, déviation du nez, etc.) mieux vaut demander l’avis d’un médecin avant d’utiliser cette technique. Autrement, si c’est fait de la bonne façon, c’est très sécuritaire.

Et vous, l'utilisez-vous?

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OUI au clampage tardif du cordon ombilical!

OUI AU CLAMPAGE TARDIF DU CORDON OMBILICAL!...

Avec mon travail en postnatal, je finis par m'ennuyer des femmes enceintes... Alors, aujourd'hui, j'écris pour toutes les belles bedaines qui désirent s'informer un peu mieux!

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Qu'est-ce que le clampage tardif du cordon ombilical?

Après l'accouchement, les équipes médicales sont généralement pressées que la coupe du cordon soit faite pour pouvoir continuer avec leurs protocoles. Retarder ce clampage (l'acte de poser les clampes qui arrêtent la circulation du sang) et la coupe du cordon (sectionner le cordon ombilical entre les deux clampes) permet au sang (globules rouges, globules blancs, cellules souches, oxygène, nutriments, etc.) de se rendre jusqu'au nouveau-né au lieu de rester emprisonné dans le placenta et le cordon. 

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Les recommandations actuelles disent ceci :

Le Collège américain de gynécologie obstétrique (ACOG) encourage à retarder la section du cordon ombilical jusqu'à 1 minute après la naissance.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de retarder le clampage de 1 à 3 minutes après la naissance.

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LES BÉNÉFICES DE RETARDER LE CLAMPAGE DU CORDON

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Réduction des taux d'anémie

En assurant un plus gros transfert sanguin au bébé, on limite les risques d'anémie ferriprive. Le lait maternel est pauvre en fer et le fer consommé par la maman sert essentiellement pour ses besoins à elle (qui sont grands en postnatal). 

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Amélioration du développement neurologique

Grâce à l'augmentation du transfert de cellules souches, le développement du système respiratoire, immunitaire et nerveux, entre-autres, est favorisé. 

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Augmentation des niveaux d'oxygène pour le bébé

Plus de sang veut aussi dire plus d'oxygène. Le bébé a la naissance doit apprendre à respirer. Un apport accru d'oxygène pendant ces cours instants est plus que le bienvenu.

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En conclusion

Il n'y a pas d'urgence à couper le cordon ombilical. Et tant que le cordon pulse, un transfert de sang et d'autres substances s'opère. Un sang qui revient de droit au bébé! Mes clientes m'ont rapporté souvent que les cordons de leurs enfants avaient continué de battre 5-10 minutes après l'accouchement. Parlez-en avec votre médecin ou votre sage-femme afin d'établir vos demandes en ce sens.

 

 


DIY Baume noir guérisseur

BAUME NOIR GUÉRISSEUR

Ce baume devrait faire partie de chaque pharmacie. Il guérit les infections mineures de la peau et extirpe les poisons et les toxines des tissus. On l’utilise souvent pour retirer les échardes et les éclats de verre de la peau mais il est aussi très utile pour les brûlures légères, les piqures d’insectes, les boutons et les démangeaisons.
Ce baume est super intéressant à avoir dans sa pharmacie! Attention : il ne remplace aucun traitement médical. Si tu as une situation de santé particulière, valide avec ton praticien de la santé en premier lieu. 
  • 2 c. à table de cire d’abeille
  • 4 c. à table de beurre de karité 
  • 4 c. à table d’huile d’olive
  • 1 c. à table de vitamine E
  • 1 c. à table de miel en poudre
  • 2 c. à table de charbon activé
  • 3 c. à table d’argile bentonite
  • 5 gouttes d’huile essentielle de lavande
Au bain-marie, faire fondre la cire, le beurre de karité et l’huile. Lorsque le mélange est complètement liquide, retirer du feu et laisser reposer. 
Ajouter tous les autres ingrédients lorsque le mélange est encore liquide mais passablement refroidi (les huiles essentielles, surtout, sont très sensibles à la chaleur).
Placer le baume dans un contenant hermétique. 
Se conserve très longtemps à l’abri de la lumière.

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COMMENT L'APPLIQUER?

Le meilleur traitement possible consiste à conserver le baume sur la peau, sous un pansement, pendant 12 heures. Le mélange est un peu salaud mais il ne tache pas la peau.
Nettoyer la zone et mettre une bonne quantité du baume sur l'endroit à traiter. Couvrir avec un bandage et laisser en place plusieurs heures. Réappliquer au besoin.

 


Fatiguée d'être fatiguée? Et si tu souffrais d'épuisement postnatal?

Et si tu souffrais d'épuisement postnatal?


J'en parle ici parce que je l'ai vécu et que c'est encore peu connu...

 

Tout d'abord, je veux simplement te dire que le retour à la normale après les enfants n'existe pas. Il n'y a pas de retour en arrière possible. Tu te réinventeras mais tu ne seras jamais exactement la même qu'avant. Le fait d'être plus fatiguée en étant mère est relativement normal. Ce qui ne l'est pas c'est d'être épuisée physiquement et émotionnellement, de se sentir vidée, de n'avoir plus rien à donner, plusieurs mois, voire quelques années après l'accouchement. C'est ce qu'on appelle l'épuisement postnatal.


Cet épuisement postnatal (ou maternel) ressemble à un burn-out. Ce n'est pas une dépression ou un simple baby blues. Il se caractérise par un épuisement physique extrême (fatigue chronique, troubles du sommeil, faible système immunitaire, maux de tête, problèmes de digestion, ...) et par une perte de contrôle au plan des émotions (irritabilité, intolérance, pleurs, impulsivité, ...).


Cet état est insidieux. Il grandit de jour en jour jusqu'à prendre toute la place. Les signaux d'alarme (fatigue extrême et émotions difficiles à gérer) n'ont pas été écoutés. Dans les cas les plus avancés, la mère pourra se détacher, se distancer, de son ressenti. En agissant de façon mécanique pour ses tâches et ses obligations, en se coupant toutes sources de plaisir, la nouvelle mère verra aussi ses relations en prendre un coup. Cet état pourrait même la mener vers une dépression. Et, c'est sans compter que cet épuisement amène un sentiment d'incompétence très fort qui empêche littéralement d'admettre qu'on en souffre. Cet enfant a été désiré pour la plupart. Comment admettre que nous ne nous sentions pas à la hauteur? Comment est-ce possible de prendre une pause familiale pour se ressourcer? Comment faire comprendre à notre famille, nos amis, cette situation méconnue?


Cet épuisement est en partie causé par toute la pression que nous recevons et que nous nous mettons sur le dos. Les réseaux sociaux y participent grandement. La collectivité aussi. Nous sentons que nous devons être top-shape quelques semaines après avoir eu un bébé. Nous avons même l'impression de devoir bien recevoir la visite après l'accouchement... alors que eux devraient venir prendre soin de nous (j'en parle ici).


Mes quelques remèdes pour en venir à bout :

  • Dors - plus facile à dire qu'à faire... je sais!

  • Mange simplement et sainement le plus possible. Ne te casse pas la tête pour tes repas. Vise la variété et ne saute pas de repas!

  • Bouge doucement (yoga doux, courtes marches)

  • Demande de l'aide (famille et amis, femme de ménage, doula postnatale, ...)

  • Coupe les réseaux sociaux pour un bout (juste pour voir l'effet que ça te fait!)


Le temps seul n'arrangera pas les choses. Tu dois prendre les grands moyens pour te sortir de cette situation. Je peux t'y aider de plusieurs façons : relevailles à domicile à Montréal ou rencontres Skype d'une heure (naturopathie, sommeil de l'enfant, allaitement). 
Malgré tout, il se pourrait aussi que tu aies besoin d'un support médical. N'hésites pas à investiguer de ce côté! 

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