Passion placenta avec Laurie Vallée-Dallaire

MATRESCENCE: série de discussions autour de la maternité

Initialement prévu sous forme de sommet, cette série d’articles et vidéos autour de la Matrescence souhaite présenter les différentes professions qui peuvent soutenir et accompagner cette période particulièrement fragile. Nous vous invitons chaque semaine à explorer un peu plus le monde du postnatal, du soin et de la maternité en conscience en rencontrant des professionnelles passionnées et qui incarnent pleinement leur mission: Permettre aux femmes de vivre sereinement la matrescence

Passion placenta

Laurie a toujours été fascinée par le monde des naissances. Dès son plus jeune age, elle contemplait le métier de sage-femme. C’est lors d’un voyage à Bali, à tout juste 19 ans, que le sujet du placenta a pris une place centrale dans ce qui allait devenir un métier de cœur, celui de doula. Formée en 2011, elle pratique depuis l’accompagnement à la naissance et aux relevailles, et a travaillé à titre d’aide-natale en maison de naissance durant plusieurs années. Forte d’un parcours riche et varié, elle est aujourd’hui formatrice, conférencière et blogueuse. Elle possède une certification comme éducatrice en psychologie périnatale depuis 2015 (APPPAH) et offre des ateliers, conférences et formations en lien avec la psychologie périnatale. Également artisane et couturière, elle confectionne des modèles anatomiques pour l’éducation à la périnatalité qu’elle vend sur sa boutique VivaDoula, sur la plateforme Etsy.  Militante pour l’humanisation des naissances, elle rêve du jour où chaque accouchement pourra se faire dans le respect le plus total des souhaits et de l’intégrité de chaque femme. 

Grande passionnée du placenta, elle a suivi la formation de spécialiste des arts du placenta de l’APPA (Association of Placenta Preparation Arts) en 2018. Ses connaissances et son engagement en font une alliée importante dans la démocratisation de l’utilisation du placenta pour la mise en place de rituels le mettant en honneur, mais également à des fins de consommation pour adoucir l’état physique et psychologique du postpartum. Par l’éducation et le partage des bienfaits de ces pratiques pourtant répandues ailleurs dans le monde, elle redonne ses lettres de noblesse à cet organe qui se veut le pont entre la vie de la mère et celle de l’enfant. Elle est d’ailleurs occupée à finaliser l’écriture de son livre "Le placenta délivré: Sagesse, bienfaits et rituels" visant à mettre en lumière le rôle fonctionnel du placenta, les choix des parents quant à sa gestion en postnatal, les richesses des diverses utilisations ainsi que des rituels afin de l’honorer. Son objectif est de présenter aux familles les multitudes d’options qui s’offrent à eux, et ce dans une optique de choix éclairé. Restez à l'affut, il sera lancé d'ici Noël par l'association Humanly. 

C’est en 2017 que le Québec a autorisé aux familles de récupérer le placenta pour le ramener à la maison afin d’en faire l’usage désiré. À ce jour, en France, il y a encore beaucoup à faire pour en arriver à le considérer autrement qu’un simple déchet biomédical. Il en va de la responsabilité des familles de mettre de l’avant leur désir et se battre pour en arriver à en faire un droit, comme c’est le cas dans plusieurs états américains ou au Canada. Son utilisation est encore principalement centrée autour de rituels comme la mise en terre ou l’impression sur papier d’un “arbre de vie”, mais nous pouvons observer une augmentation de l’intérêt envers les vertus bienfaitrices de sa consommation. C’est aujourd’hui principalement par le bouche à oreille que cette pratique arrive aux oreilles des femmes, mais la majorité exprime par la suite avoir observé de grands apports positifs autant au niveau du vécu du postpartum qu’au niveau de la production de lait maternel ou même de la réduction d’épisode de coliques chez le bébé. Devant ce constat favorable, nous nous prenons à espérer que des études pourront un jour être réalisées afin de rendre accessible cette médecine si riche.

Nous vous invitons à en apprendre davantage via l’entrevue réalisée avec Camille, et découvrir l’univers de Laurie via ses diverses plateformes. Nous vous proposons également de précommander le livre et ainsi de soutenir sa publication via le financement participatif qui a été lancé cette semaine: 

https://www.helloasso.com/associations/humanly%20naissance%20intime/collectes/le-placenta-devoile-sagesse-benefices-et-traditions

babillagesaveclaurie.blogspot.com

www.facebook.com/LaurieAccompagnante

www.instagram.com/laurie.doula/

https://www.etsy.com/ca/shop/VivaDoula

Visionnez la discussion complète: 

https://youtu.be/r9861TvFuoY


Normalisation du postnatal avec Geneviève Côté

MATRESCENCE: série de discussions autour de la maternité

Initialement prévu sous forme de sommet, cette série d’articles et vidéos autour de la Matrescence souhaite présenter les différentes professions qui peuvent soutenir et accompagner cette période particulièrement fragile. Nous vous invitons chaque semaine à explorer un peu plus le monde du postnatal, du soin et de la maternité en conscience en rencontrant des professionnelles passionnées et qui incarnent pleinement leur mission: Permettre aux femmes de vivre sereinement la matrescence

Normalisation du postnatal

Geneviève a commencé son parcours professionnel dans le milieu des communications. Elle était loin de se douter que la maternité allait complètement chambouler sa vie, au point de faire naître du même coup la passion d’une deuxième carrière. C’est l’incertitude ressentie lors de ces deux postpartum qui lui ont inspiré une longue réflexion. Pourquoi sa récupération semblait si longue? Pourquoi avait-elle des douleurs, des inconforts, qu’elle n’arrivait pas à s’expliquer? Était-elle la seule à vivre ça? C’est par la référence d’une amie qu’elle a découvert, quelques mois après son deuxième accouchement, Maternité Sacrée et sa formation de doula postnatale. La révélation a été viscérale, elle a tout de suite su que c’était le début de sa nouvelle carrière, sa mission de vie. Elle allait devenir l’aide dont elle aurait elle-même eu besoin afin de normaliser son 4ème trimestre, ces 3 mois suivant l'accouchement qui permettent au corps et à l’esprit de guérir entièrement

Fraîchement certifiée Doula Postnatale, elle a développé un service d’accompagnement haut de gamme. Axé sur le bien-être et la récupération de la mère, elle offre un soutien autant au niveau de l’alimentation saine et adaptée, des soins restaurateurs et surtout, une présence rassurante et une écoute active pour la femme qui vit tant de changements. Dotée d’un humour réconfortant, elle arrive à exposer avec éloquence la différence que son service permet sur la récupération, mais aussi sur le vécu de la mère durant cette période charnière.

C’est en voulant offrir un service toujours plus personnalisé que 4T a naturellement vu le jour. Son concept de trousses de soins inspirés par le 4ème trimestre apporte des solutions concrètes aux besoins et incertitudes qui prennent généralement naissance en même temps que bébé. Au-delà des soins adaptés fait de produits naturels et biologiques, ces boîtes regorgent d’outils précieux comme des recettes, des trucs et des infos pratiques visant à normaliser le vécu de la nouvelle mère. Elle a d’ailleurs récemment lancé un nouveau concept de boîtes prénatales destinées cette fois aux futures mères, les boîtes  4T-Bedon.

Geneviève, par sa passion et son engagement, démontre avec brio qu’il est tout à fait possible de concentrer une pratique d’accompagnement uniquement sur le postnatal. Elle soulève ainsi l’importance que l’on doit redonner à cette période qui marque un tournant dans la vie des femmes et des familles. Alors que plusieurs traditions ancestrales gardent au coeur de leur pratique un temps de repos et d’adaptation dans les semaines et mois suivant l’accouchement, il est essentiel de se questionner sur les impacts d’une reprise trop rapide des activités en postnatal. Dans notre société de performance, n’ayant plus accès à des réseaux de femmes et de proches pour soutenir la bulle des premiers temps, ne sommes-nous pas en train d’oublier l’importance de se déposer dans cette nouvelle vie?

Nous vous laissons en découvrir davantage via l’entretien passionné entre Geneviève et Camille, et vous invitons à aller explorer ses magnifiques boîtes pré- et postnatales sur son site web et via ses pages Facebook et Instagram:

www.quatret.ca

www.facebook.com/4Tpostnatal/

www.instagram.com/4t_postnatal/

Visionnez la discussion complète: 

https://youtu.be/E5DlF4931Qs


Comprendre le lien d'attachement avec Dr Anne Raynaud

MATRESCENCE: série de discussions autour de la maternité

Initialement prévu sous forme de sommet, cette série d’articles et vidéos autour de la Matrescence souhaite présenter les différentes professions qui peuvent soutenir et accompagner cette période particulièrement fragile. Nous vous invitons chaque semaine à explorer un peu plus le monde du postnatal, du soin et de la maternité en conscience en rencontrant des professionnelles passionnées et qui incarnent pleinement leur mission: Permettre aux femmes de vivre sereinement la matrescence

Comprendre le lien d'attachement

Anne Raynaud est mère, psychiatre et directrice de l’Institut de la Parentalité à Bordeaux, en France. Son cheminement professionnel est marqué de plusieurs carrefours, mais demeure toujours aligné sur une fascination à comprendre les relations entre les individus, en particulier entre parents et enfants. Ayant enrichi son parcours d’approches diverses, elle acquiert une vision holistique qui lui permet de développer un service de consultations spécifiques autour de la périnatalité et de la guidance parentale. Elle réunit au fil de cet exercice, un certain nombre de professionnels qui sont également sensibles à la perspective d’un suivi préventif et qui désirent s'engager dans la mise en place de services d’accompagnement à la parentalité. 

L’institut de la Parentalité naît de cette synergie, de ces réflexions communes et de cet élan collectif autour du “prendre soin” de la famille en construction. En s’appuyant sur la théorie de l’attachement, l’Institut développe ses missions autours de l’information pour les parents, puis la formation pour les professionnels de la santé. Le tout afin de permettre une meilleure compréhension des besoins fondamentaux de l’enfant, la mise en place de sa sécurité émotionnelle. L’angle principal de la prise en charge est au niveau de la femme enceinte, en prénatal, afin de profiter de la transparence psychique de cette période bien particulière. Ainsi, on utilise les outils de décodage disponibles dans cet état précis que procure la physiologie de la grossesse, pour faire un tri des événements qui sont venus émailler le vécu de la mère et impacter ses capacités parentales et émotionnelles. La communication de ces outils avec le ou la partenaire peut alors également enclencher un processus de guérison en parallèle. Ce travail en amont est donc essentiel puisqu’il vient transformer de façon préventive le développement de la relation à venir avec l’enfant. C’est donc dire que de revisiter ses propres schémas d’attachement permet de rétablir nos valeurs profondes, de laisser aller ce qui ne sert plus et mettre de l’avant ce qui est absolument en résonance avec nos besoins, maintenant, à l'âge adulte. C’est utiliser à meilleur escient l’étape initiatique qu’est la maternité, pour une rencontre intime à soi vers une rencontre saine à l’autre.

Anne a également écrit un ouvrage, La Sécurité émotionnelle de l’enfant, dans lequel elle met en lumière que le développement cognitif de l'enfant entre souvent en contradiction avec les normes de société de plus en plus impatientes et exigeantes. Elle explique les besoins de sécurité émotionnelle et physique de l'enfant tout en proposant des moyens pour les remplir. L'enfant ayant besoin de grandir dans un environnement stable, sécurisé, entouré de repères ; c'est par l'instauration d'un lien d'attachement fort et de qualité, par une disponibilité affective à toute épreuve, que l'adulte va être en mesure d'écouter, comprendre, rassurer, soutenir et accompagner les émotions de l’enfant. Sans cette sécurité émotionnelle, toutes les bonnes volontés, toute éducation, aussi « positive » soit-elle, sont finalement vouées à l'échec. Il s’agit d’un outil d'accompagnement très riche, afin d’enclencher un processus de réflexion, puis de comprendre les potentiels besoins de consultation. 

Devant ce constat de l’importance de l’environnement sur le développement de l’enfant, il semble adéquat de revoir en quoi la société actuelle nuit au bon développement des générations futures. D’un passé où l’on a longtemps considéré les bébés comme des petits  êtres inertes et insignifiants, nous nous retrouvons dans un présent où nous les voyons plutôt comme de minis adultes qui doivent vite comprendre des enjeux qui ne sont pourtant pas capable par leur niveau de maturité. Nous sommes donc invités à retrouver un équilibre pour calibrer ces extrêmes vers un entre-deux sain qui prend en première considération le développement optimal de l’enfant. 

Nous vous invitons à découvrir toute la richesse et la passion d’Anne, dans l’entrevue menée par Camille. Le livre La sécurité émotionnelle des enfants est disponible en librairie, puis vous pouvez également plonger dans l’univers de l’Institut de la Parentalité via les différents réseaux :

http://institut-parentalite.fr/

https://www.facebook.com/institutdelaparentalite/

https://www.instagram.com/institutdelaparentalite/

Visionnez la discussion complète: 

https://youtu.be/M0X2u-tmPZI


Humaniser le deuil périnatal avec Hélène Gérin

MATRESCENCE: série de discussions autour de la maternité

Initialement prévu sous forme de sommet, cette série d’articles et vidéos autour de la Matrescence souhaite présenter les différentes professions qui peuvent soutenir et accompagner cette période particulièrement fragile. Nous vous invitons chaque semaine à explorer un peu plus le monde du postnatal, du soin et de la maternité en conscience en rencontrant des professionnelles passionnées et qui incarnent pleinement leur mission: Permettre aux femmes de vivre sereinement la matrescence

Humaniser le deuil périnatal

Hélène Gérin est amoureuse des mots depuis toujours. Issue initialement du domaine de la communication, elle y a ancré ses bases pour un futur qui se dessinait déjà, celui d’auteur. C’est à travers ses diverses expériences professionnelles qu’elle a pu observer les sujets qui la passionnent et qui lui ont permis de mettre au monde 3 livres. D’abord en lien avec sa formation en kinésiologie et aussi sa propre maternité, elle nous a offert deux ouvrages orientés sur la communication avec son enfant ; J’ai tant de choses à te dire et Ton coeur me parle et j’ai envie de l’écouter. Cette proximité avec l’enfantement l'a ensuite inspiré à se former en tant qu’accompagnante à la naissance. Dans toute la beauté de la maternité, un thème est ressorti avec la lourdeur du tabou ; le deuil périnatal. Observé autant chez les couples qu’elle accompagnait que dans sa sphère privée, elle a été témoin des lacunes flagrantes quant à l’accompagnement à la perte d’un enfant avant et pendant l’accouchement ou dans les mois suivant la naissance.

C’est dans un espoir d’humaniser et d’ajouter de la douceur et de la tendresse à ces moments empreints de douleur et d’impuissance, qu’elle a écrit Dans ces moments-là. Ce livre est en soit un guide destiné d’abord aux parents mais aussi aux proches des familles endeuillées pour leur permettre d'accueillir et soutenir les parents dans cette épreuve. Enfin, il s’adresse également aux professionnels de la santé pour qui l’on offre une multitude de clés et d’outils pour humaniser leur approche et empreindre de tendresse et d’empathie le suivi des patients en situation de deuil.

Cet ouvrage se veut un essentiel pour permettre aux intervenants de sortir d’une position d’impuissance et de malaise pour plutôt incarner avec confiance le rôle important qu’ils jouent dans ce court laps de temps aux conséquences potentiellement immenses. On y apprend comment créer de l’espace pour nommer ce qui est en train de se vivre, avec justesse, en prenant le temps et en reconnaissant la vie qui est perdue. Ce livre invite à la sensibilité, l’écoute et la bienveillance, éléments déterminants dans la suite du vécu des parents endeuillés. Hélène Gérin livre avec passion une vision humanisée de l'accompagnement au deuil périnatal. 

Que vous ayez été un membre de la famille, un professionnel de la santé ou carrément le parent endeuillé, comment avez-vous vécu votre rôle dans l’expérience du deuil périnatal? Avez-vous pris conscience de l’impact des mots et des gestes? Avez-vous observé ces petits détails qui ont fait ou auraient fait toute la différence? Comment pouvez-vous adapter votre approche suite à ces prises de conscience? Prenons le temps de nous arrêter pour contempler l’impact des subtilités, pour devenir des moteurs de guérison à notre tour. 

Hélène offre d’ailleurs un carnet de bons de soutien au deuil périnatal qui synthétise bien les éléments principaux pouvant être mis en place :

www.danscesmomentsla.com/carnet-30-bons-de-soutien-au-deuil-peacuterinatal.html

Nous vous invitons à écouter l’entretien riche d’Hélène et Camille ci-bas. Nous mettons également à votre disposition les liens vers son site web et ses réseaux.

www.danscesmomentsla.com/

www.facebook.com/helenegerinDansCesMomentsLa/

Visionnez la discussion complète: 

https://www.youtube.com/watch?v=oHmC4zFCePw


Faire équipe avec son corps avec Noémie Séguin

MATRESCENCE: série de discussions autour de la maternité

Initialement prévu sous forme de sommet, cette série d’articles et vidéos autour de la Matrescence souhaite présenter les différentes professions qui peuvent soutenir et accompagner cette période particulièrement fragile. Nous vous invitons chaque semaine à explorer un peu plus le monde du postnatal, du soin et de la maternité en conscience en rencontrant des professionnelles passionnées et qui incarnent pleinement leur mission: Permettre aux femmes de vivre sereinement la matrescence

Faire équipe avec son corps

Noémie Séguin est physiothérapeute, experte en périnatalité, ainsi que maman de trois beaux enfants débordant d’énergie. Déjà riche d’une expérience de 5 ans en clinique à titre de physiothérapeute, c’est son entrée dans la maternité qui est venue initier l’étincelle de ce qui allait devenir sa mission de vie. Ayant elle-même fait face à des difficultés de réadaptation lors de son post-partum, elle décide de lier son expérience de mère à sa profession et enclenche une spécialisation en rééducation périnéale et pelvienne. L’objectif est alors d’accompagner les femmes dans leur réadaptation musculaire suite aux stress causés par les transformations de la maternité.

Animée d’une grande foi en la femme et sa capacité de faire équipe avec son corps pour se réapproprier sa grossesse et son accouchement, elle met sur pied sa propre clinique, Physio Pelvienne. Le besoin criant de ressources pour briser les tabous et aider les femmes à comprendre et prévenir les problèmes périnéo-pelviens octroie rapidement à la clinique un succès croissant, atteignant rapidement sa pleine capacité de fonctionnement. Ayant à coeur de contribuer à une mission plus grande pour cette belle cause, Physio Pelvienne innove donc en étant la première entreprise francophone en réadaptation à développer une gamme de services en ligne de grande qualité dans le but de faire connaître la réadaptation périnéale et pelvienne au plus grand nombre et de la rendre accessible à tous.

C’est d’ailleurs au travers de cette démarche éducative que Noémie a touché des milliers de femmes depuis la mise sur pied de ses deux  programmes (préparation à l'accouchement et réadaptation des abdominaux et du plancher pelvien). Par la démocratisation de sa pratique et la large accessibilité à l’information, elle permet à un grand nombre de femmes d’apprendre à s’écouter et se connaître. En remettant le pouvoir entre leurs mains, elle offre la possibilité d’être une actrice active de sa propre histoire et de sa propre guérison. Lorsque la femme prend conscience de son corps et de ses mécanismes, c'est un premier pas vers un bien-être durable.

Comprenant tous les avantages que la femme peut retirer d’un suivi en rééducation périnéale, il serait bon de questionner ce qui en fait encore un sujet si méconnu au Québec. Il faut savoir qu’en France, ce service est couvert par le système de santé et les femmes y ont recours de façon quasi-automatique. Dans une intention d’offrir un suivi holistique à la femme enceinte et qui accouche, ne serait-il pas judicieux de prendre également en considération tout l’aspect mécanique de ces grandes transformations et de l’intégrer de façon organique au suivi actuel? 

Nous vous invitons à en apprendre d’avantage sur cette femme inspirante ainsi que sa pratique, dans l’entrevue réalisée par Camille. Vous trouverez également les liens vers son site web et ses réseaux juste ici :

physiopelvienne.com

facebook.com/physiopelvienne/

instagram.com/physiopelvienne/

youtube.com/channel/UCYsXUZw0AFzEuQ_xGfHdk-g?sub_confirmation=1

Visionnez la discussion complète: 

https://youtu.be/reYHhF_GxPk


Changer le monde, un allaitement à la fois avec Caroline De Ville

MATRESCENCE: série de discussions autour de la maternité

Initialement prévu sous forme de sommet, cette série d’articles et vidéos autour de la Matrescence souhaite présenter les différentes professions qui peuvent soutenir et accompagner cette période particulièrement fragile. Nous vous invitons chaque semaine à explorer un peu plus le monde du postnatal, du soin et de la maternité en conscience en rencontrant des professionnelles passionnées et qui incarnent pleinement leur mission: Permettre aux femmes de vivre sereinement la matrescence

Changer le monde, un allaitement à la fois

Médecin généraliste spécialisée dans la petite enfance, consultante en lactation et en HypnoNaissance, Caroline accompagne les mamans et les futures mamans qui veulent vivre leur maternité tout en douceur. Elle-même mère et ayant vécu des défis avec son premier allaitement, sa formation en consultante IBCLC, qui se voulait d’abord une opportunité de développer sa pratique, est devenu une passion et un baume sur son propre vécu. C’est en prenant conscience du fossé immense entre les savoirs acquis en médecine générale et ceux étudiés durant sa formation de consultante qu’elle a voulu développer une approche plus holistique de l’aide en allaitement. En se spécialisant en gestion des freins restrictifs buccaux, elle axe maintenant sa pratique sur la formation des professionnels de santé dans l’espoir d’uniformiser le dialogue en terme d'allaitement maternel.

C’est au travers de sa plateforme de formation Au Sein en Douceur qu’elle offre son expertise à deux types de clientèles ; les parents et les professionnels de la santé. Les futurs parents ont donc accès à des cours de préparation à l’accouchement et l’allaitement, mais aussi à des suivis en allaitement et postnatal. Pour ce qui est de l’aspect formation pour le milieu de la santé, elle a développé deux parcours ; Allaitement pour les professionnels de la santé et Freins restrictifs buccaux au delà de l’allaitement. Le but principal de ses travaux est de ramener en première ligne la physiologie derrière l’allaitement et le postpartum, afin de revenir aux bases et éviter de percevoir automatiquement les réalités diverses comme des pathologies. Ainsi, elle vise à réorganiser les structures, informer et former,  pour uniformiser les pratiques et s’assurer de la cohérence dans le discours des nombreux intervenants qui auront un rôle dans la prise en charge des familles. C’est en créant une synergie entre les professionnels qu’elle vise à optimiser les chances d’un allaitement réussi.

Il est impératif de changer le regard de la société et de briser les idées préconçues qui entourent l’allaitement, puisque toutes les femmes sont en mesure d’allaiter partiellement ou entièrement leur bébé et que la physiologie de ce processus est même garante d’un repos réparateur et d’une récupération optimale. En offrant une bonne préparation prénatale, un accès rapide à une prise en charge multidisciplinaire au moindre signe de douleur ou d’inconfort, ainsi qu’en normalisant la période postnatale, nous pouvons soutenir adéquatement les familles vers l’optimisation de ce choix. Il faut permettre aux femmes de se déposer dans ces moments nourriciers et reposants, en profitant d’une connexion précieuse, afin que l’enfant puisse aussi profiter pleinement de la richesse de cet acte profond d’attachement. Pour se détacher, il faut s’attacher!

Nous vous invitons à découvrir toute la richesse de sa vision dans l’entrevue menée par Camille, et également vous tenir au courant des formations à venir via son site web et ses réseaux. L’entrevue ayant été réalisée en janvier, les formations annoncées ont bien sur été suspendues en raison de la pandémie mondiale, mais n'hésitez pas à aller voir les formations disponibles en ligne! 

www.auseinendouceur.com

www.facebook.com/auseinendouceur

www.instagram.com/institutauseinendouceur

Visionnez la discussion complète: 

https://youtu.be/6AK6HT686Gw


Le savoir-être, au coeur du métier de doula avec Élodie Cussigh

MATRESCENCE: série de discussions autour de la maternité

Initialement prévu sous forme de sommet, cette série d’articles et vidéos autour de la Matrescence souhaite présenter les différentes professions qui peuvent soutenir et accompagner cette période particulièrement fragile. Nous vous invitons chaque semaine à explorer un peu plus le monde du postnatal, du soin et de la maternité en conscience en rencontrant des professionnelles passionnées et qui incarnent pleinement leur mission: Permettre aux femmes de vivre sereinement la matrescence

Le savoir-être, au coeur du métier de doula

Élodie Cussigh est une entrepreneure créative dans l’âme. Après un parcours dans le monde du design et de l’architecture, elle entreprend une reconversion professionnelle suite à la naissance de son fils en 2016. C’est son vécu d’accouchement qui éveille en elle le besoin de comprendre et de transcender cette expérience. Elle emprunte alors le chemin de la guérison via une formation en accompagnement à la naissance. Son entrée dans le monde de la périnatalité la propulse dans un univers ou elle peut mettre de l’avant toute sa passion, son esprit libre et authentique. Elle se définit aujourd’hui comme une gardienne des naissances, de l’empowerment et du féminin sauvage, instinctif et sacré.

Au premier contact, on peut déjà sentir tout l’enthousiasme qu’elle dégage face à la femme, le pouvoir de la sorotité et l’accompagnement bienveillant de ce passage initiatique qu’est la maternité. D’abord doula, elle offre des services d'accompagnement périnatal entièrement non-médical et non-thérapeutique en région Lyonnaise, en France. Elle prodigue donc un soutien éducatif et émotionnel aux familles, de la pré-conception jusqu’à la période postnatale, selon les besoins précis de chaque grossesse. Elle axe son approche sur la compréhension profonde des changements physiologiques et le développement d’une relation forte avec sa clientèle. C’est la force de ce rapport qui sera garante d’une collaboration optimale le temps venu. Sa vision se base sur le concept de l’ancrage autant dans la préparation que lors de l’accouchement et dans la période postnatale. Établir des bases solides dans lesquelles la mère peut toujours revenir pour se sentir aguerri et en puissance, afin d’avoir confiance entièrement en ses capacités.

Emplie de confiance, de connaissances et d’expérience, puis investie d’une mission d’offrir un plus grand soutien au plus grand nombre, elle a créé une école pour former les futures accompagnantes à la naissance, intitulée Doulas des Lunes. Cette  formation propose une vision holistique, physiologique et sacrée de l'accompagnement à la naissance. Accessible 100% en ligne, elle s'étale sur 13 mois et est composée de nombreux outils à la fois concrets et subtils. 

Très active auprès de sa communauté, elle chapeaute également deux groupes de discussion via la plateforme Facebook. L’un offrant du soutien aux doulas en devenir et l’autre offrant visibilité et accessibilité aux parents désireux de bénéficier de la présence d’une accompagnante dans leur aventure de la parentalité : 

Groupe pour devenir doula: www.facebook.com/groups/devenirdoula

Groupe pour trouver sa doula: www.facebook.com/groups/trouversadoula

Découvrez son univers au travers de l’entrevue réalisée par Camille et via ses sites web et réseaux sociaux. La première cohorte de Doulas des Lunes affichait complet et une seconde ouvrira les portes en 2021. Il est possible de s’inscrire sur la liste d’attente, car les places sont limitées. 

L'univers de Doula Mama:

L'univers de Doula des Lunes:

Visionnez la discussion complète: 

https://youtu.be/_dPtFuJB4QE


Laisser une place à la vulnérabilité avec Lory Zéphyr

MATRESCENCE: série de discussions autour de la maternité

Initialement prévu sous forme de sommet, cette série d’articles et vidéos autour de la Matrescence souhaite présenter les différentes professions qui peuvent soutenir et accompagner cette période particulièrement fragile. Nous vous invitons chaque semaine à explorer un peu plus le monde du postnatal, du soin et de la maternité en conscience en rencontrant des professionnelles passionnées et qui incarnent pleinement leur mission: Permettre aux femmes de vivre sereinement la matrescence

Laisser la place à la vulnérabilité

Lory Zéphyr est une passionnée du monde de l’enfance, du plus loin qu’elle se souvienne. C’est en tout alignement qu’elle débute en 2013 des études supérieures en psychologie pour se spécialiser dans le lien d’attachement. Sa pratique privée repose principalement sur la maternité, la période pré- et postnatale, ainsi que le lien parent-enfant. Sa mission est de normaliser les émotions plus difficiles qui viennent aussi avec la maternité, et d’offrir un espace pour en parler en toute vulnérabilité, dans la force de l’alliance thérapeutique.

C’est au cours d’un internat dans un département de médecine psychologique périnatale qu’elle réalise à quel point plusieurs femmes voudraient et devraient avoir accès à un suivi, mais qui se retrouvent laissées à elles-mêmes si leur besoin n’est pas officiellement diagnostiqué comme pathologique. Elle réalise alors la grande accessibilité de l’information pour ce qui touche aux transformations physiques de la femme enceinte et nouvellement maman, mais qu’il y a un manque flagrant de ressources explorant l’aspect psychologique. C’est avec l’intention forte d’offrir aux femmes un outil de réflexion et d’évaluation qu’elle a écrit le livre Maman en construction. Cet ouvrage traite de la remise en question identitaire, du changement de la dynamique conjugale, de la gestion du stress, du rapport au corps, à l'entourage et aux médias sociaux, entre autres. Ce livre encourage les mères en devenir à explorer activement ce qu'elles vivent pour mieux apprivoiser les étapes de la grossesse et de la maternité. À travers des exercices simples et des pistes de réflexions inspirantes, elle permet ainsi une reprise en main du vécu propre de chaque femme et une évaluation guidée de son propre état psychologique au travers de ces grands changements.

Parallèlement à sa pratique privée, elle est à l’écriture d’un deuxième ouvrage où elle visite la maternité au sens plus large, afin d’exposer les impacts psychologiques de la maternité, pour la mère, du nouveau-né jusqu’à l’âge adulte. Sa pratique et sa plume sont essentielles au monde de la matrescence puisque cela nous rappelle que les femmes vivent un grand changement identitaire qui apporte beaucoup de vulnérabilité. C’est en accueillant cette vulnérabilité avec empathie et bienveillance que nous participons au bien-être psychologique trop souvent mis de côté. Elle propose également des échanges, sous forme de confidences, sur son balado Ça va maman? Un endroit sécuritaire où elle va à la rencontre de différentes femmes pour échanger sur leur quotidien de mère. Des conversations authentiques, dépourvues de tout jugement, qu’on entend rarement sur la place publique.

Son travail soulève un questionnement de société important quant à la place de l’état de santé psychologique des mères et parents en devenir. Pourquoi la santé mentale semble demeurer un angle mort tant que les besoins ne deviennent pas pathologiques? Ne devrions-nous pas être en mesure d’offrir un support aussi adapté à ce niveau que celui qu’on octroie aux transformations physiologiques? Parce que dans l’expérimentation de cette transition de femme à mère et d’homme à père, ne pourrions-nous pas  accompagner les futurs parents par la prévention et l’accès à l’éducation? Quel impact cela aurait-il sur l’état actuel de notre système de santé et plus largement de notre société?

Nous vous invitons à en connaître davantage sur Lory et son approche dans l’entrevue réalisée avec Camille. Vous trouverez également les liens vers les réseaux de son projet de balado Ça va maman? ci-bas. Son lire “Maman en construction” est un régal et il est disponible dans toutes les librairies du Québec. 

www.facebook.com/cavamaman

www.instagram.com/cavamaman.podcast/

https://open.spotify.com/show/0IjkLpXYbgBg4bZa1wXNwI?si=6U-xL3x7QwOLoR85W2R8YA

Visionnez la discussion complète: 

https://youtu.be/LtTm2pR0Uao


Lait de lune ou Moon Milk

LAITS DE LUNE

Les laits chauds aromatisés aux herbes et aux épices sont consommés en soirée pour favoriser le sommeil depuis très longtemps en Ayurveda, médecine traditionnelle originaire d’Inde. Cette pratique est sensée équilibrer les émotions et l’ojas, l’énergie vitale. Les laits de lune ou Moon Milk sont de plus en plus populaires grâce à la magie des réseaux sociaux. Ils sont de joyeux dérivés de cette médecine ancestrale misant sur la phytothérapie afin de créer des boissons favorisant la détente de l’organisme et un sommeil réparateur. Les ingrédients sont choisis en conscience pour leur action calmante, sédative et digestive.

Lait de vache*

Le lait de vache contient naturellement de la mélatonine (une hormone qui contribue au rythme circadien) et du tryptophane (un acide aminé que le cerveau peut convertir en sérotonine), deux substances qui induisent et améliorent le sommeil. À ce jour aucune étude robuste ne supporte le fait que boire du lait chaud avant le dodo aide à l’endormissement ou procure un meilleur sommeil. De façon empirique toutefois, le lait chaud en soirée est utilisé avec succès depuis des centaines d’années. Pour son effet relaxant peut-être?

*Si vous ne consommez pas de produits laitiers, une boisson végétale tel le lait d’amande, le lait de coco ou le lait d’avoine (par exemple) peuvent remplacer le lait de vache dans vos recettes.

Les plantes adaptogènes

Les plantes adaptogènes aident le corps à s’adapter aux différents stress, peu importe leur origine. Pour être considérées comme tel, les plantes doivent pouvoir être consommées sur une longue période sans toxicité et augmenter globalement la capacité de résistance du corps. La plupart proviennent de la pharmacopée chinoise (astragale, reishi, schisandra, etc.) et de la pharmacopée indienne (ashwagandha, tulsi, shatavari, etc.)

Le miel

Depuis très longtemps, le miel est utilisé traditionnellement pour calmer le système nerveux et tous ses désordres : stress, nervosité, dépression, agitation, insomnie, etc. Le miel non-pasteurisé contient du fer, du magnésium, du cuivre et plusieurs vitamines. Selon l’Ayurveda, il convient de ne jamais faire chauffer le miel. Si vous voulez l’utiliser dans vos boissons, ajoutez-le à votre lait tiède plutôt qu’à votre lait chaud!

Les épices

Les épices ont une action intéressante sur la santé du corps, notamment par leur teneur en antioxydants. Par exemple : la muscade a un effet calmant, réduit le stress et favorise le sommeil. La cannelle facilite la digestion et a un effet calmant. Le gingembre facilite aussi la digestion et il est anti-inflammatoire. Le curcuma est antiseptique, antiviral, cicatrisant, anti-inflammatoire et plus encore! On les utilise à petites doses mais elles ont un pouvoir étonnant sur l’organisme.

Il existe de nombreuses variantes des recettes de laits de lune.

Je vous propose ici MA recette préférée!

RECETTE LAIT DE LUNE

  • 2 tasses de lait d’avoine non-sucré
  • 1 cuillère à café de poudre d’ashwagandha
  • 1/4 de cuillère à café de cannelle
  • 1/4 de cuillère à café de muscade
  • 1/4 de cuillère à café d’extrait de vanille pure
  • 1 datte dénoyautée

Dans un petit chaudron, faire chauffer doucement le lait d’avoine. Lorsqu’il est chaud, le placer au mélangeur avec tous les autres ingrédients. Mélanger pour obtenir une boisson homogène et légèrement mousseuse. Déguster immédiatement.


LA MAMA* NOIRE DANS TOUS SES ETATS

LA MAMA* NOIRE DANS TOUS SES ETATS

A l’ombre de ma paillote, je sirote un cocktail, méditant à l’année folle qui vient de passer et suis presque prête à affronter la rentrée qui s’en vient.

Vous l’aurez compris, je suis en vacances… et ça, c’est le pied !

Les enfants sont littéralement déchaînés et tentent de me happer de cet instant quelque peu introspectif dans lequel je me réjouis de plonger.

Ces derniers mois ont été vraiment intenses. On a vécu un confinement (WTF !?). 

Et à sa sortie, un coup de massue est venu nous réveiller : le mouvement Black Lives Matter nous a comme rappelés à notre condition. Non pas que nous l’avions oubliée… mais disons qu’elle est devenue d’autant plus flagrante et frappante.

Quand je parle de nous, de qui s’agit-il ? Je parle ici de la communauté noire, la diaspora afro-descendante. 

Cette période de tumulte qui a succédé le décès de George Floyd, fut propice à pas mal de remous, de résurgences quant à un mal qui ne dit pas son nom : le racisme systémique.

Vous savez, ce racisme qui n’avance pas à découvert ; mais qui fait des dégâts sur son passage et laisse des gens sur le carreau. 

Bon, ici on parle maternité ; et c’est déjà un sacré sujet. 

Alors, de ma fenêtre, je vais m’essayer à un exercice périlleux : partager ce que peut être la vie d’une (future) mama* noire.

*mama : j’utilise ce terme en toute conscience et avec fierté. Il est pourtant exploité de manière péjorative depuis l’ère coloniale. En effet, il n’y a qu’à flâner sur Google pour comprendre mes propos. Pour certains, la mama africaine, n’est autre qu’une femme, mère de famille (trop) nombreuse, portant ses enfants dans le dos à l’aide d’un pagne, et dégainant son sein à tout va. Et cette image caricaturale et limitante (comme si une femme noire ne se résumait qu’à cela !) nous a longtemps et durement collé à la peau. C’est précisément cette image qui a permis à la fachosphère de nous dénigrer, de nous accuser de tous les maux de la société occidentale.

Mais cette image ne vous rappelle-t-elle donc rien ? 

Remplacez nos peaux sombres par une femme de couleur blanche. Elle ne ressemblerait pas, trait pour trait, au portrait du maternage proximal ? Ce maternage dont on loue aujourd’hui les bienfaits, et qu’on tente de promouvoir dans le monde de la périnatalité et de la parentalité. Utiliser le mot « mama » pour nous désigner me fait donc sourire…

La mama noire est à l’intersection de plusieurs combats, pour lesquels elle peut parfois être seule à en porter le poids.

Dans l’imaginaire collectif, elle est vue comme endurante, forte, résiliente, soutenante, généreuse, sur la défensive et même colérique. Si certains traits de caractère peuvent ressembler à des qualités ; laissez-moi vous dire qu’ils peuvent être vécus comme de vrais fardeaux.

Tout au long de sa maternité, ce sont ces même attributs qui lui colleront à la peau d’ébène qu’est la sienne, et pourront mener à des injustices (parfois masquées), qui marqueront son existence et celle de son enfant.

Volontairement, je vais quelque peu grossir le tableau. Non pas que son chemin ne soit que chemin de croix, mais le but de cet écrit étant de partager les difficultés que sont les nôtres. Pour s’imprégner davantage du parcours de la femme noire dans sa maternité, je vais tenter de le retranscrire sous forme de narration… 

Cependant, je tiens à souligner, qu’à l’instar de l’Afrique aux mille et un visages (54 pays reconnus, et plus d’un millier d’ethnies), la femme afro-descendante est plurielle. Il ne s’agira donc pas de réduire son histoire à une seule et unique tranche de vie ; mais plutôt de conter ce qu’elle peut être amenée à traverser durant ces passages fondateurs, de par sa couleur de peau.

SA GROSSESSE

La (future) mama vient d’apprendre qu’elle est enceinte. Se pose alors à elle la question de savoir quel professionnel de santé la suivra tout au long de sa grossesse.

Vous le savez peut-être déjà, depuis quelques semaines, la toile et l’establishment français s’affolent au sujet d’une liste de professionnels de santé noirs. 

Voir toute cette agitation me fait doucement rire. Si, au lieu de la condamner, on s’intéressait d’abord aux raisons qui poussent les femmes noires à chercher des professionnels qui leur ressemblent, dans le but de se sentir plus écoutées, et plus en sécurité.

D’ailleurs, dans les jours qui ont suivi la levée de boucliers émanant des différents ordres de professionnels de santé, une étude parue dans la revue américaine « Proceedings of the National Academy of Sciences » met en lumière le fait que les nourrissons noirs avaient plus de chance de survie en étant soignés par des médecins qui leur ressemblent (comprenez « de la même couleur de peau qu’eux »). 

Cet article relate assez bien les faits => https://m.20minutes.fr/amp/a/2842643

Le constat est alarmant… mais il est surtout choquant ; si bien qu’en France, on préfère éluder ce type de sujet. 

Les raisons de ce type d’inégalités (j’emploierais plutôt le terme « injustices » mais bon…) peuvent être multiples :

  • Le racisme et ses dérivés -> le syndrome méditerranéen a encore de beaux jours devant lui. Cette fameuse et abominable idée reçue qui pousse à croire que les personnes originaires du sud de la Méditerranée (comprenez ici l’Afrique ^^) auraient tendance à exagérer leurs maux / souffrances / douleurs. Au cas où vous douteriez du fondement raciste de cette croyance qui subsiste dans le milieu médical, rappelez-vous des travaux et expériences du « père » de la gynécologie moderne James Marion Sims. Je vous invite vivement à lire un peu sur ce sujet, en cliquant ici par exemple https://dailygeekshow.com/gynecologie-james-marion-sims-experiences-esclaves-noires/

  • les inégalités socio-économiques -> faute de moyens, certaines familles se retrouvent limitées quant au choix de la structure et du praticien pour le suivi médical durant la grossesse, l’accouchement, et le post-partum.

  • les préjugés culturels et la politique d’assimilation en découlant -> les mamas noires sont parfois victimes de mauvaise réputation : trop d’enfants, des bambins collés au sein ou dans le dos, illettrées, et j’en passe. On les qualifie parfois de « sauvages » ou de non-intégrées à la culture occidentale. Une politique d’assimilation est donc parfois déployée : il s’agira d’inviter ces femmes à ne plus se contenter d’être de « simples » femmes au foyer, faire la promotion d’un maternage plus distal (places en structures d’accueil pour les bébés, école dès 2 ans dans certaines villes) ; tout cela dans le but « d’aider » ces mères. Ici, je ne blâmerais aucunement les acteurs sociaux qui font un travail magistral. C’est le système que je déplore… celui qui met en avant la séparation anticipée de la dyade mère / enfant, alors que ce dont aurait besoin chaque mère, c’est plutôt du soutien, de l’écoute et du respect quant à ses choix éducatifs.

A ce sujet, j’ai d’ailleurs une anecdote quelque peu amusante : 

D’antan, la mama africaine était réputée pour son pagne servant de moyen de portage. Elle portait son bébé dans le dos à toute heure et en toute occasion, y compris dans ses activités qu’on qualifierait de professionnelles.  

Cette image d’elle fut d’ailleurs perçue de manière très péjorative à compter des années 80. Peu à peu, ce bout de tissus aux couleurs chatoyantes fut abandonné, au profit de la poussette. Devenue une sorte d’indicateur d’intégration et de réussite sociale, la poussette a envahi nos banlieues. Aux oubliettes le pagne et le bébé collé à sa maman !

Mais voilà que, fort heureusement, les vertus du portage ont été mises en avant. Le portage (re)devient tendance. Seul bémol : bien qu’il soit une continuité instinctive de la grossesse, il n’en reste pas moins parfois onéreux et difficile à appréhender : un atelier de portage a un coût qui n’est pas négligeable pour les foyers très modestes. On pourrait même trouver ce milieu assez élitiste malheureusement. Paris regorge d’ateliers de portage, y compris dans les structure publiques. Tandis que la banlieue est plus « pauvre » en évènements autour de la périnatalité.

Voilà ce qui pourrait expliquer qu’il ait du mal à s’implanter dans nos quartiers dits populaires.

Les banlieues (pour ne pas dire cités) et les communautés issues de l’immigration sont étroitement liées. Bien que cette thématique soit passionnante, je ne vais pas l’étayer dans ce billet, ce serait trop long. Cependant, je vous encourage à faire vos recherches à ce sujet pour comprendre les mécanismes qui ont régi notre société. Pas mal d’ouvrages et articles existent sur la toile (en voici un parmi tant d’autres https://www.revue-projet.com/articles/2007-4-les-banlieues-populaires-ont-aussi-une-histoire/ )

  • la saturation des structures publiques -> pour les familles aux revenus modestes, il existe des structures de soins « gratuites ». Elles ne sont pas vraiment gratuites, car financées par les deniers publics, et donc nos impôts. Cependant, toutes ces infrastructures (hôpitaux publics, Centre de Protection Maternelle et Infantile, etc) sont littéralement saturées… Que dis-je ? Noirs de monde plutôt ! 

Réduction drastique des budgets, manque de personnel, listes d’attente à rallonge pour la patientèle… Tout cela met à mal la quantité et la qualité des soins et conseils proposés au public, d’autant plus dans les zones urbaines. Faute de moyens, les foyers n’ayant pas les moyens de recourir au privé doivent se contenter d’attendre gentiment leur tour.

Je conçois que la situation en France n’est pas à 100% identique à celle des États-Unis d’Amérique. Ici, le système de santé est quelque peu plus élaboré. Mais à force de raboter à tous les étages, nous nous dirigeons de plus en plus vers un monde capitaliste à outrance, où seul l’argent garantira le droit aux soins.

Et lorsqu’on étudie les inégalités socio-économiques entre les personnes issues de l’immigration et les non-racisés, on comprend que le bas de l’échelle est plus souvent occupé par des racisés.

Pour comprendre les mécanismes qui alimentent ces inégalités, je vous invite à faire vos propres recherches.

SON ACCOUCHEMENT

Accrochez vos ceintures, on arrive là sur une pente glissante…

Permettez-moi donc de planter le décor : les violences gynécologiques et obstétricales concernent toutes les femmes, quelle que soit la couleur de peau.

Mais ajoutez à cela les clichés racistes (que ce soit  volontaire ou non), les biais culturels que peuvent être les nôtres (exemple : le médecin faisant toujours office de figure d’autorité), la possible barrière linguistique, et les discriminations économiques… l’ambiance dans la salle de travail peut vite devenir anxiogène, voire explosive. 

J’omettais aussi d’aborder le sujet du tutoiement intempestif face à une femme noire. A l’instar de la police qui s’adresse aux homme noirs via le tutoiement, certains professionnels de santé ont gardé cette image paternaliste du rapport entre le colonisateur et le colonisé. Un relent de « White Saviorism » y est aussi pour quelque chose. 

Si vous voulez savoir ce que c’est, voici quelques détails  :

https://sorbonnehumanrights.wordpress.com/2019/02/14/quelques-mots-sur-le-complexe-du-sauveur-blanc-ou-le-white-saviorism/ 

J’ai d’ailleurs une vilaine anecdote à ce sujet. Bien qu’elle date de 1984, elle me semble intéressante à étudier.

Avant d’arriver en France, ma mère était sage-femme diplômée d’état à Madagascar (pour ceux qui ne sauraient situer le pays, c’est une grande île située dans l’Océan Indien, ancienne colonie française).

Sur Paris, un jour de septembre 1984, elle était sur le point de donner naissance à sa première fille : moi.

Osant exprimer les douleurs qu’elle ressentait, l’équipe médicale sur place a pris la décision de l’attacher. Elle dut alors donner naissance, pieds et mains liés. (oui, vous avez bien lu !)

La voyant se tordre de douleur, une des soignantes lui a alors littéralement rétorqué «tu vas me dire que tu étais sage-femme dans ton pays toi ? »

Comment mettre au monde son enfant en toute quiétude, dans de telles conditions ? 

Comment garder et transmettre un souvenir positif de tels évènements ?

Des violences, plus ou moins ordinaires, mais non moins marquantes, des tas de femmes noires pourraient vous les conter. Tant d’anecdotes qui peuvent traumatiser des femmes, mais aussi les bébés à naître.

D’ailleurs, en y repensant, je me demande si le « syndrome de la blouse blanche » que rencontre ma mère à chacune de ses visites médicales, aussi anodines soient-elles, ne serait pas dû à cela ?

Imaginez que du haut de ses 66 ans, sa pression artérielle et son rythme cardiaque montent en flèche à chacun de ses rendez-vous médicaux.

Pour mieux comprendre le syndrome de la blouse blanche => https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet

Un autre point important entre en ligne de compte : la non-assumée racisation des patientes. Ces idées reçues qui poussent certains soignants à différencier les protocoles de soin en fonction de l’origine ethnique des patientes. 

L’article suivant explique bien ce mécanisme => https://afrosmums.wordpress.com/2017/03/30/la-racisation-des-patientes-les-femmes-africaines/amp/

Au menu des idées reçues : le fameux bassin trop étroit, la grossesse prétendument plus courte, et l’endurance à la douleur. Parsemez ensuite tout cela du célèbre « syndrome méditerranéen »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_méditerranéen

Quand je dis que cette différenciation n’est guère assumée, c’est qu’elle ne se dit pas. Elle n’est aucunement officielle mais semblerait à l’appréciation du soignant.

Ces douleurs et traumatismes subies par les mères noires en couche ne sont guère anodines. Elles ont d’éventuelles répercussions sur les lignées de femmes qui seront à leurs suites. 

Il s’agit de blessures supplémentaires à ce qu’ont subi certaines de nos aïeules lors des périodes d’esclavage et de colonisation : viols, tortures, vol d’enfants, infanticides, morts des nourrissons par malnutrition, avortements et stérilisations forcées, etc.

https://www.linfo.re/la-reunion/societe/713976-francoise-verges-les-medecins-et-les-cliniques-ont-fait-fortune-sur-le-ventre-des-femmes-reunionnaises

Certain(e)s se diront peut-être que cela fait partie du passé ; mais les utérus de nos ancêtres sont porteurs de lourds secrets, qui se répercutent sur plusieurs générations. Comme si les violences faites aux femmes, de manière générale, n’étaient déjà pas assez… 

De nos jours, certaines femmes noires s’apprêtent donc à donner naissance au fruit de leurs entrailles avec appréhension, et en étant au centre de clichés qui vont influer sur la façon dont elles seront prises en charge.

Je pense sincèrement que des statistiques ethniques mettraient en lumière un taux de césariennes plus élevé chez les femmes noires.  Pour étayer mes propos, cet article concernant la santé maternelle des « africaines » en Ile-de-France peut être une bonne entrée en matière => https://journals.openedition.org/remi/5902#tocto1n2

SON POST-PARTUM

Il est né le divin enfant.

Commence alors cette joyeuse, mais aussi tumultueuse période, parsemée de doutes et de fatigue.

Bien qu’heureuses de tenir leurs bébés dans les bras, toutes les mères connaissent ce type de difficultés : démarrage d’allaitement parfois compliqué, douleurs de suites de couches, solitude, et j’en passe… Bref, le parfait moment où l’aide des professionnels de santé serait la bienvenue.

Malheureusement, un nouvel à priori vient ternir le tableau ; cette image que certains soignants se font des mères noires : 

  • femmes toujours très (voire trop) entourées,

  • femmes qui allaitent très facilement,

  • femmes qui ont tendance à grossir leurs maux / douleurs.

Ce sont ces préjugés qui laissent parfois penser que la mama noire n’a pas besoin de soutien dans son postnatal. 

Pour expliciter mes propos, j’ai un exemple qui me concerne personnellement.

Je me rappelle la naissance de ma seconde fille. A la maternité, la sage-femme est entrée dans ma chambre avec une de ses stagiaires, afin d’observer la prise du sein. En se dirigeant vers moi, elle lui dit « oh on va plutôt aller dans une autre chambre car les mamans comme elle, on dirait qu’elles ont fait ça toute leur vie !  Ca roule tout seul ». Elle ne le disait pas méchamment mais, sans le savoir, sa remarque était basée sur des biais racistes… les mêmes qui ont poussé des femmes à exiger de leurs esclaves qu’elles allaitent les enfants de leurs maîtresses, au détriment des leurs. En se persuadant qu’une femme noire, comme moi, n’a pas besoin d’aide dans la mise en place de l’allaitement, ne me refusait-elle pas un soutien qui m’aurait pourtant été si précieux ?

Un jour après, j’avais pourtant des cratères à la place des mamelons, et je remarquais que ma fille avait un énorme frein de langue, qu’elle a fini par casser à la force de sa succion.

Quand on sait que certaines femmes n’osent pas solliciter de l’aide si on ne la leur propose pas… ce type de préjugés peut mettre à mal l’allaitement de jeunes mamans, mais aussi causer d’autres désagréments (sentiment de solitude intense, dépression post-partum, etc.).

C’est durant le post-natal qu’une chose m’a également sauté aux yeux : le manque de représentation.

Vous savez, enfant, j’ai déjà pas mal ressenti cela sur les bancs de l’école, dans les cours de récréation, les rayons des magasins de jouets, ou en regardant la télévision… mais c’était il y a plus de vingt ans. Je ne pensais plus vivre cela de façon aussi violente. Et pourtant…

La maternité, c’est une fenêtre de temps où une femme peut vite se sentir bien seule : elle n’exerce plus d’activité professionnelle durant quelques mois, alors que son entourage (famille et amies) continue de vaquer à ses occupations. C’est aussi une période où une multitude de questions et de doutes nous traversent l’esprit. Souvent, on se tourne vers d’autres mères pour échanger, que ce soit de façon physique ou virtuelle. C’est vraiment précieux de rencontrer et bavarder avec des femmes qui traversent les mêmes choses que nous, en même temps que nous. Bref, des femmes qui nous ressemblent. C’est un espace où l’on se sent épaulées, portées, fortifiées et en sécurité. On jase sur la fatigue qui nous envahit, sur nos fuites de lait, sur les beaux sourires de nos bébés, et j’en passe.

On vient aussi y trouver des réponses, des conseils en portage, ou des informations sur les couches lavables ou jetables. 

Ben vous savez quoi ? Je vais être claire avec vous … Dans la majorité de ces lieux d’échanges entre mères, je n’ai vu que très peu de femmes noires. La plupart du temps, j’étais la seule.

Bien évidemment, j’y ai toujours été très bien accueillie, sans distinction de couleur. Mais, quand j’analyse vraiment mon ressenti, je m’y sentais un peu seule. C’est étrange comme sentiment. Je crois que j’ai mis les mots dessus il y a peu. Jusque-là, je ne nommais pas ce qui me traversait.

Je me questionne donc sur les raisons de l’absence de femmes noires dans ce type d’évènements. C’est une vraie question.

J’ai plusieurs pistes qui me viennent alors en tête :

  • tout d’abord, le monde de la périnatalité est, malheureusement, encore un milieu élitiste. En France, la grande majorité des évènements a lieu sur Paris. Sauf que, je le rappelle, vivre sur Paris n’est pas accessible à tout le monde. J’en reviens à mon petit laïus sur le rapport entre banlieues et immigrations. Une grande partie de la population francilienne noire vit dans les banlieues. A mon grand désespoir, de telles initiatives n’ont pratiquement jamais lieu dans nos petits « recoins » (allez, je vais être positive : ça veut dire que pleins d’opportunités s’offrent à des doulas comme moi pour y remédier ;-)

De plus, qui dit événement sur Paris, dit coût de location de salle plus élevé. Cela augmente donc le montant de participation aux frais… ajoutons à cela, les transports ou le parking ; on arrive à une somme qui n’est pas des moindres, en plus du temps passé sur la route. Ce type de « sorties » peut virer au périple pour les participantes les plus éloignées et isolées. Cela peut être un frein non négligeable pour certaines.

  • L’absence de sensibilisation autour du maternage proximal vers les femmes noires et les femmes de quartiers populaires. 

Dans les banlieues, faute de moyens, les structures publiques pouvant servir de parfaits relais, ne peuvent octroyer de temps à la sensibilisation et la promotion d’un maternage plus proximal (allaitement, portage, etc.). Alors que dans les villes plus aisées (certains quartiers parisiens !), les centres de PMI ont des créneaux autour de cette thématique. Pourtant, les communes et quartiers plus défavorisés en auraient bien besoin aussi.

  • La communication autour de ces évènements ne cible pas les femmes noires. 

Ok, depuis la ferveur du #BlackLivesMatter, les publications mettant en avant des mamas noires fleurissent peu à peu sur la toile … et c’est une superbe chose. Je m’en réjouis !

Mais il y a encore 6 mois, rares étaient les blogs et comptes influents osant le faire. La raison ? Et bien figurez-vous que ce n’était pas très « vendeur ». Wahou… pardon, mais cela m’émeut toujours quand j’y pense. 

La question qui me turlupine alors est de savoir : si les femmes noires ne se sentent pas représentées autour d’une thématique, comment donc pourraient-elles s’y intéresser ? Ne serait-ce pas une forme d’exclusion (volontaire ou non) ?

Je réfléchis à tout cela. Ce type de problématique me travaille beaucoup. Et je pense sincèrement que pour permettre à des femmes issues de minorités d’exister dans un milieu, il faut leur donner de l’espace, de la visibilité, la parole. Cela ne peut être qu’ainsi qu’elles oseront s’insérer dans des endroits qu’elles pensaient jusqu’alors réservés aux autres seulement. 

Je sais, cela demande beaucoup d’empathie et de patience… d’acceptation de recul ou de perte même, parfois.  

Mais, c’est ainsi qu’on bâtît un monde meilleur ; c’est ainsi qu’on donne naissance au  monde d’après.

Donner la vie… oui, c’est un peu pareil. Un coup ça avance, puis vient une pause. Phase de latence… puis ça redémarre. C’est intense. Mais j’ai espoir. C’est possible. 

Nous les femmes, de toutes les couleurs de peau qui soient, nous en sommes capables.

Avec tout mon amour (et avec beaucoup de gratitude pour celles qui auront lu ces nombreuses lignes, acceptant de faire ce voyage avec moi)

Dani’

Danielle YUKU-DOGBE, Doula
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